
mercredi 30 avril 2008
L'art de passer à autre chose
Par Lilou le mercredi 30 avril 2008, 16:02 - Général
Je ne sais pas pour vous mais voilà ma méthode pour passer à autre chose.
Voilà de longs mois que je me bouffe le foie pour certains trucs pas marrants.
Cela tourne dans ma tête, ronge mon précieux sommeil, me coupe l'appétit.
Dernièrement lors d'un grand vide de printemps (ben parfois faut savoir ne garder que l'utile), je me suis rendue compte qu'en fait j'ai supprimé de mes armoires, mes étagères et autres endroits une multitude de petites choses ayant rapport avec la dite perturbation, et comme par hasard je me suis sentie soulagée.
Un poids immense venait de tomber de mes épaules, j'ai filé dans la salle de bain pour prendre un long bain revivifiant et m'occuper de ma petite personne, chose que je n'avait pas faite depuis des lustres.
L'amusant de cette histoire est la prise de conscience d'une certaine manière de fonctionner (Hé le bain ramollit mais laisse intacte les neurones qui tourbillonnent dans tout les sens).
Je me rends compte que c'est là ma manière d'évacuer les maux, les peines et tristesses que certains se donnent le droit de me faire, je ressasses comme une malade pendant un temps plus ou moins long en fonction du degré de lien que je supposais avoir, et un jour, hop je me mets dans un rangement frénétique et j'élimine les objets en rapport avec la personne.
Un peu comme si quelque part je les extrayais de ma vie, une manière de les jeter dans le néant d'où ils n'auraient pas dû sortir pour me pourrir ma vie.
De plus je n'ai même plus envie de savoir quoique ce soit de ces gens là.
J'ai mis un point final à l'histoire, à leur existence et je me tourne vers demain en me jurant bien entendu que l'on ne m'y reprendrait plus.
Du coup je suis plus efficace pour la reste, j'ai repris du poil de la bête et je peux me concentrer sur certaines points qui me contrarient un tantinet et dont je n'aurai la solution que dans quelques temps.
A part ce détail de fonctionnement perso, je vous le dis ma vie avec l'homme se passe super bien, l'A.P. l'a super bien accepté, tout roule.
Le petit nuage rose tout doux que vous voyez passer au dessus de votre tête c'est moi.
lundi 21 avril 2008
La vie est tout sauf un long fleuve tranquille
Par Lilou le lundi 21 avril 2008, 15:02 - Famille
Après presque un mois sans connection dû à un changement de fournisseur adsl, me voilà de retour.
Ceux qui pensaient que la teigne avait jeté l'éponge se mettent le doigt et la main dans l'œil.
Que c'est il passé pendant tout ce temps .......?
Une foule de choses biens et moches très moches.
Je passe sur les moches moches qui sont les aléas de la vie mais dont je me serai bien volontier passé surtout que pour un certain nombre rien n'est encore réglé, alors croisons ensemble les doigts pour que le pire ne se transforme pas en ultra pire.
Les bonnes, très bonnes........ excellentes nouvelles :
Mon A.P. est radieuse, elle file le parfait amour avec un joli coeur...... du coup me voilà envahis par une bande d'A.P. tous plus gentils les uns que les autres. (ils ont de grandes qualités : ils savent faire la vaisselle et ont trouvés tout seul le chemin pour vider les poubelles ).
La seconde super nouvelle et celle là je n'en reviens pas encore, j'ai le sentiment d'être sur un nuage et chaque matin en me réveillant je me demande si je ne rêve pas...........je ne vous fais pas plus languir, non je vais plutôt jouer à qui donne sa langue au chat.
Alors y-a-t-il une bonne réponse dans cette noble assemblée......?
Non, personne ne trouve.....
Le prince charmant a posé ses valises à la maison.
Nous avons dû réaménager le nid, et nous envisageons sérieusement de déménager pour une petite villa qui pourra tous nous accueillir sans soucis d'espace.
Un voyage à cuba est prévue pour fêter cela courant juin (enfin si j'ai réglé mes autres préoccupations).
Dernier point et pas des moindres la vie à deux a de sacré bon côté : le café du matin, le partage des tâches, le bricolage et le meilleur le soir blotti l'un contre l'autre, sans parler des petits bisous a tout heures et des massages au retour du boulot.
je flotte sur mon nuage et je vous le dis cela me plait drôlement.
Elle est pas belle la vie
jeudi 27 mars 2008
18 printemps cela se fête
Par Lilou le jeudi 27 mars 2008, 14:03 - Mon ado préférée
18 ans déjà, le temps passe en juin je fêterai mes 51 Automnes.
Je n'ai rien vue, mais voit-on le temps nous glisser entre les doigts.
Je la regarde et je ne peux m'empêcher de la trouver belle.
Belle comme une fleur qui pousse tranquillement sous le doux soleil de printemps.
7h55 heure de sa naissance, c'est un mardi, les premières douleurs sont arrivées le dimanche soir, cela se termine par une césarienne.
Qu'elle bonheur je la tiens enfin dans mes bras à 13 heures, elle ouvre les yeux et me sourit.
Elle vient de m'acheter pour un sourire, pour toute une vie, elle est mon enfant, ma vie, mon souffle.
Chacune de mes décisions seront un pas vers son futur, c'est bien, c'est mal, est ce le bon choix?
Je ne sais pas, mais je décide en espérant le meilleur, il est si difficile d'être parent.
Je veux pour elle le meilleur, pas mon meilleur, pas mes rêves que j'avais pour moi, non j'ai envie pour elle de son meilleur à elle.
Difficile de ne pas tout confondre.
Samedi soir elle a commencé la ronde des anniversaires, 12 adolescents à la maison majorité de garçons.
Elle m'a mise à la porte de la maison (avec mon accord cela s'entend), j'ai retrouvé la maison comme je leur avais laissé nickel et eux bien sagement assis entrain de papoter.
C'est dans des cas comme celui là que l'on aimerait avoir encore 18 ans juste pour un soir, juste le temps de refaire le monde, juste pour rire.
Nous avons passé un bon week-end avec certains qui ont choisi de rester jusqu'au lundi, je suis devenu maman d'adoption (en attendant je ne regrette pas d'en avoir eu qu'une, qu'est que cela mange un ado, incroyable, des ventres sur pattes).
Les surprises vont s'étaler sur une semaine pour elle,
Joyeux anniversaire ma fille
Ce qu'elle ne sait pas encore c'est qu'il y aura 30 personnes pour l'entourer ce soir, j'ai tout organisé dans le plus grand secret.....surprise...surprise
dimanche 23 mars 2008
Psaume 151-Léo Ferré
Par Lilou le dimanche 23 mars 2008, 23:25 - Théâtre, Poésies, Citations
je suis retombée sur des textes de Léo oublié au tréfond de ma mémoire.
J'avais oublié combien il pouvait me toucher.
Celui-ci en particulier et merci à sorcière conteuse pour m'avoir transmis le texte correct.
jeudi 20 mars 2008
Non au désengagement de l’Etat en matière culturelle
Par Lilou le jeudi 20 mars 2008, 07:24 - Mes coups de gueule
Témoignage de la Cie Création Ephémère
Vous êtes artistes, responsables de structures, de projets culturels ou tout simplement attachés à la richesse et diversité culturelle de notre pays, vous n’avez pu passer à côté de nombreux témoignages, ces derniers mois, sur les difficultés rencontrées, régions par régions, par la plupart des acteurs culturels qui ont débuté l’année 2008 avec une grande incertitude quant à leur financement.
Cette incertitude prend désormais corps, et, force est de constater qu’il s’agit purement et simplement d’un désengagement de l’Etat en matière culturelle.
L’Etat a décidé de réduire le budget qu'il consacre à la culture notamment en direction des publics spécifiques (actions culturelles dans les quartiers, les prisons, les hôpitaux, en milieu rural…) mais également de la création contemporaine et du spectacle vivant.
Les plus touchées par ce désengagement de l'Etat sont les associations artistiques et culturelles, compagnies, salles de spectacles qui constituent le creuset de la création et de l'innovation.
Nous, compagnie Création Ephémère, souhaitons ici apporter notre témoignage et faire part de notre indignation quant à notre situation, qui s’inscrit dans cette conjoncture et prend des allures dramatiques.
Depuis 1991, la compagnie travaille de façon professionnelle avec des comédiens «différents », handicapés mentaux.
Depuis cette date, il y a eu une reconnaissance croissante de la part de l’Etat qui s’est manifestée par une aide en 1991 de 25 000 F (3812 €) pour s’accroître régulièrement et atteindre 40 000 € en 2006.
Cette aide nous a permis de structurer et d’approfondir notre action.
En 2002, la DRAC Midi-Pyrénées vote une subvention de 15 250 € pour l’aide à la production de « Zoll » de Michel Genniaux. En 2005, une aide de 17000 € nous est accordée pour la production de « L’Enfant sans Nom » d’Eugène Durif. Il nous semble donc avéré que notre projet artistique avait une réelle reconnaissance de la part de l’Etat jusqu’en 2006 . Et c’est la chute, jusqu’à la rupture totale du soutien de l’Etat envers notre action. 2007 est une année noire. Plus aucune aide pour fonctionner ni pour la formation des comédiens différents.
2008 sera donc l’année qui verra la fin de notre travail, mis en péril par l’arrêt brutal et incompréhensible de l’aide de l’Etat : aucune aide ne nous sera attribuée pour la création du prochain spectacle, « Une Antigone », sur une écriture d’Eugène Durif. L’incompréhension est totale puisque cette aide croissante de l’Etat s’est accompagnée d’une réelle reconnaissance artistique de notre travail atypique et d’un développement constant de nos activités de création et de tournées : « Zoll » ou « L’enfant sans nom » ont été joués en Allemagne, Suisse, Belgique ou Autriche, sur des Scènes Nationales et conventionnées.
Autant de programmateurs qui nous ont renouvelé leur confiance par la suite.
Ce n’est pas avec quelques mots ici, dans cette lettre, que nous allons pouvoir décrire notre mort mais c’est pourtant ce qui va arriver : nous ne pouvons plus travailler et vivons un drame humain qui se manifeste par l’arrêt de nos projets et des licenciements futurs.
En faisant reposer les baisses de crédits sur les structures qui sont parmi les plus fragiles du champ culturel - des milliers d'équipes qui font pourtant le dynamisme artistique de notre pays - l'Etat démantèle peu à peu le maillage artistique et culturel français, balaie d’un revers de la main l'action culturelle de proximité et renvoie les populations à l'offre unique des industries du divertissement.
Face à cette situation, vous pouvez nous soutenir d’une part en diffusant largement cette lettre ou bien en écrivant à la DRAC Midi-Pyrénées : Monsieur Paillarse Directeur des Affaires Culturelles de Midi-Pyrénées : anne-christine.micheu@culture.gouv.fr Plus d’informations sur la compagnie Création Ephémère et son projet artistique :www.cie-creation-ephemere.fr
Très cordialement, La Cie Création EphémèreLa Fabrick // 9, rue de la Saunerie // 12100 MillauT – 05 65 61 08 96 // cie.ephemere@wanadoo.fr
dimanche 16 mars 2008
Nous nous sommes séparées
Par Lilou le dimanche 16 mars 2008, 17:13 - Général
Vendredi à 11 heures, notre belle histoire a pris fin sans larme, sans cri, sans parole blessante.
Je l'ai déposé sur le parking, j'ai regardé le paysage instant, et je me suis souvenue de tous les moments merveilleux que nous avions passés ensemble.
Quelques flashs : Notre montée à Paris, les routes de montagnes,la panne d'essence mémorable au milieu de nul part, nos rires.
Bien sûre nous avons traversé aussi de rudes moments et je préfère les oubliés.
J'ai toujours aimé me souvenir que des bons moments, je pense déjà à ma vieillesse et à toutes les jolies histoires que je conterai à mes petits enfants.
J'imagine déjà celle-ci :
Assise dans un fauteuil bien confortable, face à un feu de cheminée, les petits à mes pieds, allongés sur une peau d'ours blanc moelleuse, m'écoutant les yeux brillants de larmes.
Je me souviens, c'est leur histoire préfère, celle du temps ou leur mamie n'avait peur de rien, elle était une femme énergique qui savait prendre des décisions justes, même si son cœur lui pleurait l'absente.
Et à leur tour ils raconteront l'histoire à leurs enfants :
Celle du jour ou leur mamie n'hésita pas à changer sa vieille 205, âgée de 19ans et 400 000 km au compteur pour une flambante ford fiesta diesel avec juste 200000 km au compteur.
Elle est pas belle la vie
vendredi 7 mars 2008
L'un part , l'autre reviens
Par Lilou le vendredi 7 mars 2008, 23:01 - Général
La vie est chaque jour surprenante, au moment ou l'on se pose des questions sur l'amitié, son sens pour vous et pour les autres, la place qu'elle occupe dans votre vie, les blessures qu'elle vous inflige à votre corps défendant, vous recevez un appel qui remet tout en question.
Un sms pour être plus exacte, un simple petit sms comptant quatre petits mots :
tu me manques bisous
A pas loin de minuit, et en vérifiant le n°, vous vous rendez compte qu'il y a sûrement erreur sur la personne, vous pensez à la douce qui n'aura jamais ce doux message, comme vous êtes dans un bon jour vous y répondez en signalant l'erreur.
Heureuse du petit service rendu vous éteignez la lumière prête à rejoindre Morphée la douce.
La sonnerie sms retentit à nouveau, dans votre petite tête embrumée de sommeil vous pensez :
Et merde va pas me lâcher ce con, je vais lui claquer la gueule.
Vous saisissez le maudit portable, invention du diable entre toute, qui vous gâche un sommeil justement acquis.
Et là vous lisez juste un prénom.
La rage tombe d'un coup d'un seul,il ne reste plus qu'un immense bonheur qui monte, qui monte......un ami est de retour après de longues années de silence..
Comme quoi il ne faut jamais désespérer, quand le lien est solide et vrai pour de bon, l'ami reste un ami.
Cela me donne des ailes pour l'avenir et dans un grand élan d'optimisme me laisse à penser que certaines choses qui semblent grave sur le moment peuvent avec le temps s'effacer
jeudi 28 février 2008
les vérités d'hier....ne sont pas celles d'aujourd'hui
Par Lilou le jeudi 28 février 2008, 16:16 - monde Parallèle
En clair, il y a des mots que l'on jette parfois sur une feuille, ils sont la vérité du moment que l'on vit.
4.000 ans plus tard ces moments que vous pensiez vrais, vous les avez oubliés.
Ils ne correspondent plus et les choix que vous devez faire vous obligent à les sacrifier sur "l'hôtel" l'autel de l'amour.
Il y a 4.000 ans j'ai rencontré une personne, nous avons pris du temps à nous connaître, à nous renconnaître, à nous faire confiance, à nous respecter.
Une amitié est née doucement comme une fleur qui s'épanouit au doux soleil du printemps.
Nous pouvions parler de tout sans tabou, il m'a fait un très beau cadeau, il m'a offert ses mots :
N’oublie pas que je suis un fidèle, malgré les apparences… Je mets du temps à accorder ma confiance, mais ensuite, c’est quasi définitif. En général, quand j’aime quelqu’un, c’est pour la vie.
A l'époque je n'ai pas pris garde au quasi qui aujourd'hui a son importance.
La douleur ne viens pas de la trahison que je ressens, je sais qu'il a ses raisons et pas des moindres, on ne succombe pas aux succubes sans y laisser des plumes .
La douleur vient du mal qu'il s'inflige et qu'il inflige à ceux qu'ils l'aiment vraiment.
Je pense à sa solitude, je pense à tout ce qu'il s'oblige à abandonner, je pense à sa détresse.
Adieu l'ami je t'aimait bien, ma porte te reste ouverte, sans rancune.
mercredi 27 février 2008
Hier je me suis fais la peau
Par Lilou le mercredi 27 février 2008, 14:16 - Général
Comme on dit chez nous :
On est jamais mieux servie que par soit même
Voilà deux mois que je souffre des pieds, et nous savons tous combien il est important d'avoir deux pieds en bonnes états de fonctionnement.
Surtout quand vous passez la journée dessus à faire des milliers de petits pas.
Entre un œil de perdrix ( va savoir pourquoi ils ont donné un si joli nom à un truc aussi moche)d'un côté et un durillon sous la voute planterre de l'autre, que même pas je savais que l'on pouvait avoir ce genre de bidule à cette endroit.
On peut dire que j'ai été vernis, pas moyen de supporter une paire de chaussure, le seule bonheur de la journée rentrer à la maison et enlever les godasses pour qu'enfin je me sente soulager.
Pas bien longtemps à vrai dire puisque très vite mes petits pieds d'amour souffraient du froid.
Pas besoin de vous faire un dessin si je vous affirme que mes jolis escarpins sont restés au placard pour les fêtes, mes pieds quand ils les ont vus se sont mis à hurler de désespoir rien qu'en imaginant la douleurs future.
Je souffre donc le martyre et encore le mot est faible depuis la mi décembre, tout cela avec le sourire, après tout ce sont mes pieds et à chacun son bagne.
J'ai bien imaginé un rendez vous chez monsieur podologue, mais rien que de penser au mal qu'il allait me faire j'ai laissé tomber l'idée et j'ai pris en main mes pieds.
Ben oui aux grands maux, les grandes solutions maison.
Voilà donc environ deux mois que je les fais mijoter un soir sur deux dans de l'eau salée, que je les frotte, que je les gratte et que je les enduis d'une crème grasse à souhait.
Mon œil de perdrix c'est envolé il y a un mois, et hier j'ai eu la peau de mon durillon grosse comme une pièce de 1 ct..
Ce matin c'est le pied léger et l'âme sereine que je suis partie au boulot, appréciant chaque pas sans douleur comme une jeune fille devant sa première robe de bal.
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