Amalgame Théâtre

Troupe amateur à La Seyne sur Mer

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jeudi 18 octobre 2007

Les sept jours de Simon Labrosse de Carole Fréchette

Simon Labrosse, sans emploi, a convié le public à assister à quelques tranches de sa vie.

Soutenu tant bien que mal par ses amis, Léo, un poète négatif, et Nathalie, obsédée par son développement personnel, il raconte ses multiples idées infaillibles pour se "réinsérer dans la vie active" comme il dit.

Tour à tour cascadeur émotif, finisseur de phrases, flatteur d'égo, allégeur de conscience, il tente désespérément de trouver sa place dans la société et se bat avec fébrilité et dérision contre le système qui l'étouffe, ce monde pourri sur lequel "il pleut des briques".

Funambule des temps actuels, il se tient en équilibre constant entre le comique de son existence et le tragique de son immense solitude.

Biographie de Carole Fréchette

Figure parmi les écrivains contemporains du théâtre québécois, Carole Fréchette suit une formation de comédienne puis passe sa maîtrise d'art dramatique de l'université de Québec.

Dans les années 80, elle joue et écrit pour le théâtre des Cuisines. Là, elle apprend toutes les facettes du métier : comédie, direction scénique, organisation des festivals... Mais elle trouve son véritable épanouissement dans l'écriture et se lance en solo avec 'Baby Blues' en 1991.

Elle continue de créer : 'Les Quatre morts de Marie' en 1995 - qui obtient le Prix du gouvernement fédéral - 'La Peau d'Elisa' en 1997, 'Les Sept jours de Simon Labrosse' en 1999, 'Jean et Béatrice' ou 'Violette sur la terre' en 2002.

Cette même année, elle est récompensée par le Prix de la francophonie au Festival d'Avignon. Désormais connue en Europe, Carole Fréchette voit ses pièces régulièrement reprises par de nombreux metteurs en scène.

Quatre comédiens se partageront l'affiche:

  • Gisèle
  • Yvette
  • Christian
  • Christophe

A la technique Gérard et Philippe

A la mise en scène Laurence

Après une année difficile suite à des abandons de certains comédiens, nous espérons enfin jouer courant 2008

mercredi 10 octobre 2007

Archiflore de Jeannine Worms

Il advient dans la vie des femmes une catastrophe qui est largement épargnée à celle des hommes : arrive le moment où la jeunesse les quitte.

Cessant d'être désirables, elles cessent d'être "des femmes".

Sortie du domaine du sexe et donc presque du genre humain, elles deviennent ces êtres hybrides et zoologiquement inclassables : des vieilles.

Abandonnées par le monde qui ne venait à elles qu'attiré par la fraîcheur de leur frimousse, installées dans l'antichambre de la mort, ne leur reste qu'à rêver de leur félicités passées.

C'est ce qu'illustrent la grand-mère, la mère, la fille puis l'arrière-petit-fille, Flore, Florine, Florence, Florette:

Archiflore-Archifemme.

Biographie de Jeannine Worms:

Jeannine Worms est une dramaturge et écrivaine française née le 19 avril 1923 à Buenos Aires et morte le 28 avril 2006 à Paris.

Son histoire traverse ce siècle brutal. Elle a parcouru le monde en des temps troublés. Sa famille avait quitté l'Est de la France puis la France même pour échapper aux guerres. Elle naquit en Argentine.

Enfant, elle vint à Paris mais, devant la menace des persécutions, elle dut repartir avec les siens, heureusement munis du passeport argentin. À Buenos Aires, elle tira profit des enseignements de Roger Caillois et Paul Bénichou dont elle resta proche.

L'après-guerre fut plus faste. Après un séjour au Brésil, elle s'installa à Paris et savoura avec son mari Gérard Worms les belles années de Saint-Germain-des-Prés et de Saint-Tropez. Elle rejoignit alors à la fois la « vie parisienne » et la société des lettres. Son vaste cercle d'amis comptait parmi les plus proches Jean Cocteau, Emil Cioran, Eugène Ionesco, des peintres tels que Youla Chapoval, Pierre Tal Coat, Angel Alonso et Arthur-Luis Piza. Elle se trouvait bien parmi ces Roumains, ces Latino-américains avec lesquels elles partageait et le sentiment de l'exil et une redoutable exigence morale.

Femme de lettres, Jeannine Worms a parcouru tous les genres, refusant de se laisser enfermer et surtout de céder aux modes. Parisienne certes, mais intègre d'abord. Le leitmotiv de son œuvre aura été la réflexion sur les mensonges et les apparences. Mensonges véniels mais quotidiens qui minent le couple et masquent la violence sous-jacente. Mensonges collectifs devant la mort, portés par des prêches où l'homme devrait porter la culpabilité d'un destin qu'il n'a pas choisi. Le théâtre, l'essai et le roman portent tous la marque de ce travail.

Quatre comédiennes vont jouer ces femmes. :

  • Geneviève
  • Henriette
  • Paula
  • Gaëlle

Entre déchirement et amour, jalousie et haine, elles mettent en évidence la vie des femmes au sein d'une même famille.

Histoire qui se transmet de génération en génération jusqu'au moment où enfin l'une d'entre elles osera briser les chaines.

A la technique nous retrouverons nos deux inséparables Gérard et Philippe

Mise en scène Laurence

Après une année difficile suite à des abandons de certains comédiens, nous espérons enfin jouer courant 2008