mercredi 30 janvier 2008

La maison sera vendue

Son urne est posée sur la table de chevet
Dans la chambre il n'y a plus qu'elle
Les pièces sont vides

Elle qui a toujours aimée la chaleur
Elle est seule dans sa maison froide
Seule comme elle l'a toujours été
Elle est là dans son urne

Il y a longtemps, elle a aimé, elle a été aimé
Cela a duré si peu
Juste le temps a son ventre de donner la vie
Vie de mère qui efface la femme Vie de labeur qui s'achève dans la douleur

Elle aimait les roses, le chocolat, le cidre bio, les petites crevettes et les tourteaux
Elle aimait sa maison rutilante, le soleil et des mains bien sèches

Son urne est posée sur la table de chevet
Dans la chambre il n'y a plus qu'elle
Les pièces sont vides
La maison sera vendue

mardi 29 janvier 2008

Après nous

En ce moment je jette tout ce qui me semble inutile dans ma maison.

Une fois la chose mise en sac, impitoyable il va à la poubelle.

Le décès de ma petite souris m'a plus atteinte que je ne le pensai.

Son décès, non, j'avais envie qu'elle finisse de souffrir, même si elle me manque.

Ce qui me trouble le plus, qui me remue jusqu'au fond des tripes, c'est l'après.

Nous sommes en train de vider sa maison, vider au sens large du terme.

Ma petite souris a accumulé tout au long de sa vie un tas de petites choses :

  • Des dessins de sa fille poubelle
  • Des cartes postales reçus poubelle
  • Des petits meubles poubelle
  • Du linge de maison la plus grande partie poubelle
  • Des bijoux de pacotille poubelle
  • La vaisselle en partie poubelle
  • Electroménager poubelle
  • poubelle, poubelle, poubelle.

On garde un tas de petites choses, souvenirs d'un moment de bonheur, on accumule en pensant: tien cela pourrait bien servir.

On astique pour que les rayons du soleil viennent se refléter dedans.

Pourquoi faire, dans un grand carton on jettera votre vie et poubelle.

D'un trait d'un seul une existence est supprimé.

Je vous vois venir, le matériel n'a pas d'importance, c'est dans le cœur que vit celui qui s'en est allé, je suis d'accord avec vous.

N'empêche, elle si méticuleuse, si désireuse de voir sa maison brillant de tous ses feux, a du ce retourner dans ses cendres en voyant la horde de sauvages envahir sa demeure.

Alors je jette et je donne de mon vivant.

samedi 19 janvier 2008

Une petite souris nous a quittée.

Hier à 12h30, elle s’en est allée, après de longs jours de souffrance .

Je l’ai rencontrée il y a 10 mois, et avoir du monde autour d’elle lui prenait un peu la tête.

La seule chose qui l’a désolée, était l’état d’abandon de son jardin.

Je me suis donc lancée dans une vaste opération de débroussaillage, arrachant à qui mieux mieux les mauvaises herbes qui avaient envahis son jardin et remplissant avec frénésie d’énormes sacs de 130 litres que j’avais parfois du mal à transporter jusqu’au portail.

Au bout de trois mois mes efforts étaient enfin visibles et elle, ravie de revoir ses chers rosiers.

J’ai taillé les lauriers, bougainvilliers, le pied de lavande, des arbustes dont je n’ai jamais pus retenir le nom, les rosiers, refais toutes les cuvettes autour de ceux-ci par soucis d’économie d’eau, ratissé , ramassé les prunes et cerises.

Quand je me suis lancé dans cette opération, mes connaissances en jardinage étaient égales à zéro, elle, bienveillante m’expliquait ce que je devais garder ou ôter.

Au mois de septembre j’ai biné la quasi totalité du jardin, profitant des premières pluies, l’hiver arrivant, j’ai taillé, court, les rosiers et les lauriers.

Elle aimait l’odeur de la terre ainsi retournée, et c’est bien amusé quand je lui racontais ma première rencontre avec un gigantesque vert de terre.

Le froid venant, j’ai passé de plus en plus de temps à l’intérieur, de petits papotages en petits papotages, notre amitié a grandi. Un jour et 33 ans nous séparai, une histoire un peu identique par certain côté, une vie de labeur. Est venue le temps du massage, les mains qu’elle avait toujours froides et sèches à force de les laver, puis le dos, les épaules…

Le mal qui la rongeait de l’intérieur a eu le dernier mot, elle a fini de souffrir.

vendredi 11 janvier 2008

L'année démarre sur les chapeaux de roues

Lilou

merci zub pour la photo

On pourrait penser qu'une fois les fêtes finies, on range trompettes et cotillons bien au chaud dans une armoires où ils attendront bien sagement les fêtes prochaines.

Et bien pas du tout en ce moment j'ai un emploi du temps de ministre et je suis obligée de prendre des notes pour être sure de n'oublier aucune invitation (ce qui m'est d'ailleurs arrivée pas plus tard qu'hier soir) heureuse pour moi que les personnes ont une la bonne idée de m'en faire souvenir, cela leur a évité de sonner à la porte et de la trouver close.

Entre les amis que l'on tient absolument à rencontrer, les réunions de début d'année, le boulot, l'AP, le prince charmant je n'ai plus une minute.

Le temps s'envole et même si je voulait lui courir après, j'aurais du mal à le rattraper.

2008 va être a n'en pas douter une année de course, mais j'ai quand même pris de bonnes résolutions:

1) Aller voir mes copines blogeuses , en priorité mademoiselle Samantdi à qui j'ai promis une visite depuis des lustres, cette fois promis juré que le grand sorcier me réduise en miettes si je ne tiens pas parole.

2) Retourner en Franche Comté avec l'amie Françoise et l'AP à la source des lavoirs qui à vu naitre une belle amitié.

3) Prendre du temps pour moi et donc m'alléger au niveau boulot, (dur, dur).

4) Fêter dignement les 18 ans de l'AP, (déjà 18) comme le temps passe vite, j'ai encore en mémoire le temps des couches et ses années maternelle.......

5) Changer de voiture ( cela dépend du banquier)

6) Retourner à Paris avec ma miss, équipée de rollers ce sera moins fatiguant pour me trainer dans les magasins.

Je vais prendre des vitamines immédiatement, à voir tout ce que je dois faire, je me sens toute fatiguée.!!!