mardi 25 juin 2013

anecdote du matin

Après mon rendez vous chez le médecin je passe à la sécurité sociale pour demande un éclaircissement.

Pour une fois il n'y a personne, je prends mon numéro et j'attends, la dame derrière le guichet finalise son départ en vacances, pas grave, je me replonge dans mes pensées.

J'entends : Vous avez pris un numéro.

Je me retourne et je comprends que c'est à moi qu'elle s'adresse : Oui Madame.

Elle replonge dans sa conversation et moi dans mes pensées et j'entends un bip mon numéro vient de s'afficher.

Je m'installe au bureau avec ma carte verte :

  • Bonjour madame,
  • Je vous écoute
  • Voilà je crois que mes arrêts de travail du 30/05-au 15/06 et 16/06 au 30/06 ne vous sont pas parvenus.

Elle pianote, puis me dit :

  • Si tout est bien enregistrée
  • ah, alors comment ce fait-il que je n'ai pas reçu mes I.J.?

Elle pianote à nouveau et me répond :

  • Votre employeur ne nous les pas communiqués
  • Bien et comment je procède.

Elle, droit dans les yeux :

  • Il faut vous rapprocher de votre employeur .
  • Bien mais si par hasard mes courriers se sont égarées qu'elle est la procédure pour moi.

Elle me regardant comme si j'étais la dernière des connes (cela fait toujours plaisir surtout quand vous êtes mal) :

  • Mais enfin madame je viens de vous dire de voir avec votre employeur,moi je ne peux rien faire de plus

Je me suis levée, j'ai dit aurevoir madame, merci de vos précieux renseignements, j'étais mal, un peu perdue et elle, elle a reprit son téléphone pour parler de ces vacances.

jeudi 20 juin 2013

Elle est en moi

Elle mon double qui vit au fond de moi, tapie comme un petit animal.
Elle qui partage ma vie qui me dit stop avec ses maux.
Elle que je feins d'oublier et qui surgit de sa boite quand je refuse de l'écouter.
Elle qui révèle mes faiblesses les plus intimes
Elle qui connait si bien mes limites.
Elle qui lâche mes larmes, mes colères, mes doutes, ma tristesse.
Elle qui se retire quand elle me sens entourer des miens, en paix.
Elle qui reviens à l'assaut pour m'éviter de sombrer.
Elle est mon moi le plus vigilent, mon garde fou.
Elle est moi, je suis elle.
L'une sans l'autre ne serai pas moi

dimanche 2 juin 2013

Au café des délices

Tes souvenirs se voilent
Ça fait comme une éclipse
Une nuit plein d'étoiles
Sur le port de Tunis
Le vent de l'éventail
De ton grand-père assis
Au Café des Délices

Tes souvenirs se voilent
Tu vois passer le train
Et la blancheur des voiles
Des femmes tenant un fils
Et l'odeur du jasmin
Qu'il tenait dans ses mains
Au Café des Délices

Yalil yalil abibi yalil yalil yalil abibi yalil

Tes souvenirs se voilent
Tu la revois la fille
Le baiser qui fait mal
Au port El Kantaoui
Les premiers mots d'amour
Sur les chansons velours
Abibi Abibi

Tes souvenirs se voilent
Tu les aimais ces fruits
Les noyaux d'abricot
Pour toi, c'étaient des billes
Et les soirées de fête
Qu'on faisait dans nos têtes
Aux plages d'Hammamet

Yalil yalil abibi yalil yalil yalil abibi yalil

Tes souvenirs se voilent
À l'avant du bateau
Et ce quai qui s'éloigne
Vers un monde nouveau
Une vie qui s'arrête
Pour un jour qui commence
C'est peut-être une chance

Yalil yalil tu n'oublieras pas
Yalil yalil ces parfums d'autrefois
Yalil yalil tu n'oublieras pas
Yalil yalil même si tu t'en vas

Yalil yalil abibi yalil yalil yalil abibi yalil

Une nuit plein d'étoiles
Sur le port de Tunis
Et la blancheur des voiles
Des femmes tenant un fils
Le vent de l'éventail
De ton grand-père assis
Et l'odeur du jasmin
Qu'il tenait dans ses mains
Au Café des Délices

Ce n'était pas Tunis, c'était Oran juin 1962.....Les souvenirs pourtant sont en moi, une vie qui s'arrête, c'est peut-être une chance, c'est certainement mon premier deuil de petite fille.