Lilou la teigne

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Général

Tous les billets que je n'ai pas encore rangés...

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lundi 16 juin 2008

Balade Corse

Encore une fois la Corse m'a pris sous son charme magique.

je suis a chaque fois étonnée de passer sans transition de mer à montagne à mer.

Le plaisir est encore plus grand quand on sillonne l'île de beauté en moto.

Dangereuse aussi dans certains coins un peu oubliés ou il n'est pas rare de croiser vaches, chèvres, moutons et cochons errant librement sur ces routes de montagne.

l'anecdote la plus amusante se passe sur la route reliant Corté à La Porta (N71) route sinueuse ou deux véhicules à certains endroits peuvent juste se croiser.

Nous roulions donc tranquillement en nous repaissant de ces magnifiques paysages, quand on aperçu la première vache couchée sur le bas coté, un meuheu nous salua et nous nous sommes empressés de lui répondre de la même manière. Fière de nos nouvelles connaissances linguistiques, nous nous avons continués notre route, 4 ou 5 virages plus loin ce n'était pas une mais 4 vaches accompagnées de leur veaux qui trottaient tranquilles sur la route. Un veau prit de frayeur, parti droit devant et fini par escalader un pan de montagne d'où il tomba illico, sa mère se mit à l'engueuler copieusement tout en nous jetant un regard noir.

Nous avons admiré le couché de soleil sur les "calanches" de Piana, attablé à la terrasse de l'hôtel les roches rouges, hôtel désuet des années 30, un charme fou ou je me suis plu à imaginer les belles de cette époque.

Du haut des remparts de Bonifacio nous avons tenté de voire la Sardaigne, mais le ciel versé sur nous ses larmes tièdes qui nous ont ramené vers Porto-Vecchio et sa charmante Villa Conti perdue dans la nature, nid douillet sachant accueillir les amoureux en quête de solitude.

Que vous dire du Cap Corse qui a su garder le côté sauvage, Rogliano village perché dans la montagne qui abritent de majestueuses éoliennes (n'essayez pas comprendre, j'ai toujours été en admiration devant ces magnifiques oiseaux blancs).

Et enfin le retour qui a faillit ne pas se faire.

Nous étions persuadés que nous partions de Bastia, et nous avons pris le temps de flâner dans la ville et d'y savourer notre dernier repas. Vers 13h15 nous avons décider de nous rapatrier vers le port pour l'embarquement, et là surprise aucun bateau au départ pour notre chez nous. Vérification des billets, surprise, surprise notre bateau était bien prévu à 15h15 mais d'Ile Rousse soit environ 70 kms plus bas. Autant vous dire que nous avons oublié les paysages et foncé. Nous sommes arrivés pile poil, le bateau avait eu du retard.

Ouf rentrés à temps pour bizouiller la G.F. (nouvelle appellation contrôlée de l'A.P.), qui allait passer la dure épreuve de Philo ce matin.

Elle est pas belle la vie

samedi 7 juin 2008

51...... à votre santé

Je vous offre le champagne, je pose le UN après le Cinq.

51 je n'arrive pas à le croire.

j'ai toujours pensé que je me réveillerai morte avant mes 40.

Ben non je suis toujours là, super bien dans ma peau et dans ma tête, des projets pleins la tête, une vision de l'avenir arc en ciel.

ceux que j'aime autour de moi comme une poule entourée de ses poussins.

2008 année du changement on ne peut le dire mieux, tout explose en mille couleurs

corse

demain je serai là accompagnée de mon PC préféré qui m'offre quelques jours de détente.

De notre île je vous enverrai des multitudes de bulle de champagne, que je boirai à notre santé à tous.

mercredi 21 mai 2008

Esprit es-tu là???

Il arrive un âge ou tout fou le camp......

d'abord ce sont de petites choses:

  • Les articulations qui se rouillent,
  • Le dos qui coince,
  • La vue qui baisse
  • L'ouïe qui fou le camp
  • On met plus de temps à réaliser le quotidien
  • la mémoire part en brioche
  • le sommeil vous fuit

Et voilà s'en est fait, un matin vous vous réveillez vieux.

Pour un peu que toute votre vie vous ayez eu un boulot pépère, style ouvrier dans le bâtiment, métallo, femme de ménage vous vous retrouvez encore plus cassé que la moyenne.

Votre vie vous a filé entre les doigts et cette retraite que vous attendiez comme un juste repos bien gagné, vous ne vous sentez plus bon a rien.

Envolé les envies de voyages, de sorties, de voir les potes, de se faire une partie de cartes.

Trop de monde autour de vous vous agace, aller faire les courses est une contrainte.

Et puis il y a tout ces rendez vous chez le toubib, sans parler des spécialistes de ceci ou de cela.

Ce corps que vous avez connu fringant ce déglingue et je vous parle pas de la tête qui tourne en boucle les mauvais souvenirs de votre vie, qui les distille comme une perfusion à longueur de journée.

Le temps vous a filé entre les doigts, celui de la vieillesse vous semble long.

Il vous tarde de vous réveillez un matin mort, bien mort pour qu'enfin cela finisse.

mort

lundi 12 mai 2008

Histoire d'un pont bien mérité

sirene-et-plongeur.jpg

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mercredi 30 avril 2008

L'art de passer à autre chose

Je ne sais pas pour vous mais voilà ma méthode pour passer à autre chose.

Voilà de longs mois que je me bouffe le foie pour certains trucs pas marrants.

Cela tourne dans ma tête, ronge mon précieux sommeil, me coupe l'appétit.

Dernièrement lors d'un grand vide de printemps (ben parfois faut savoir ne garder que l'utile), je me suis rendue compte qu'en fait j'ai supprimé de mes armoires, mes étagères et autres endroits une multitude de petites choses ayant rapport avec la dite perturbation, et comme par hasard je me suis sentie soulagée.

Un poids immense venait de tomber de mes épaules, j'ai filé dans la salle de bain pour prendre un long bain revivifiant et m'occuper de ma petite personne, chose que je n'avait pas faite depuis des lustres.

L'amusant de cette histoire est la prise de conscience d'une certaine manière de fonctionner (Hé le bain ramollit mais laisse intacte les neurones qui tourbillonnent dans tout les sens).

Je me rends compte que c'est là ma manière d'évacuer les maux, les peines et tristesses que certains se donnent le droit de me faire, je ressasses comme une malade pendant un temps plus ou moins long en fonction du degré de lien que je supposais avoir, et un jour, hop je me mets dans un rangement frénétique et j'élimine les objets en rapport avec la personne.

Un peu comme si quelque part je les extrayais de ma vie, une manière de les jeter dans le néant d'où ils n'auraient pas dû sortir pour me pourrir ma vie.

De plus je n'ai même plus envie de savoir quoique ce soit de ces gens là.

J'ai mis un point final à l'histoire, à leur existence et je me tourne vers demain en me jurant bien entendu que l'on ne m'y reprendrait plus.

Du coup je suis plus efficace pour la reste, j'ai repris du poil de la bête et je peux me concentrer sur certaines points qui me contrarient un tantinet et dont je n'aurai la solution que dans quelques temps.

A part ce détail de fonctionnement perso, je vous le dis ma vie avec l'homme se passe super bien, l'A.P. l'a super bien accepté, tout roule.

Le petit nuage rose tout doux que vous voyez passer au dessus de votre tête c'est moi.

dimanche 16 mars 2008

Nous nous sommes séparées

Vendredi à 11 heures, notre belle histoire a pris fin sans larme, sans cri, sans parole blessante.

Je l'ai déposé sur le parking, j'ai regardé le paysage instant, et je me suis souvenue de tous les moments merveilleux que nous avions passés ensemble.

Quelques flashs : Notre montée à Paris, les routes de montagnes,la panne d'essence mémorable au milieu de nul part, nos rires.

Bien sûre nous avons traversé aussi de rudes moments et je préfère les oubliés.

J'ai toujours aimé me souvenir que des bons moments, je pense déjà à ma vieillesse et à toutes les jolies histoires que je conterai à mes petits enfants.

J'imagine déjà celle-ci :

Assise dans un fauteuil bien confortable, face à un feu de cheminée, les petits à mes pieds, allongés sur une peau d'ours blanc moelleuse, m'écoutant les yeux brillants de larmes.

Je me souviens, c'est leur histoire préfère, celle du temps ou leur mamie n'avait peur de rien, elle était une femme énergique qui savait prendre des décisions justes, même si son cœur lui pleurait l'absente.

Et à leur tour ils raconteront l'histoire à leurs enfants :

Celle du jour ou leur mamie n'hésita pas à changer sa vieille 205, âgée de 19ans et 400 000 km au compteur pour une flambante ford fiesta diesel avec juste 200000 km au compteur.

Elle est pas belle la vie

vendredi 7 mars 2008

L'un part , l'autre reviens

La vie est chaque jour surprenante, au moment ou l'on se pose des questions sur l'amitié, son sens pour vous et pour les autres, la place qu'elle occupe dans votre vie, les blessures qu'elle vous inflige à votre corps défendant, vous recevez un appel qui remet tout en question.

Un sms pour être plus exacte, un simple petit sms comptant quatre petits mots :

tu me manques bisous

A pas loin de minuit, et en vérifiant le n°, vous vous rendez compte qu'il y a sûrement erreur sur la personne, vous pensez à la douce qui n'aura jamais ce doux message, comme vous êtes dans un bon jour vous y répondez en signalant l'erreur.

Heureuse du petit service rendu vous éteignez la lumière prête à rejoindre Morphée la douce.

La sonnerie sms retentit à nouveau, dans votre petite tête embrumée de sommeil vous pensez :

Et merde va pas me lâcher ce con, je vais lui claquer la gueule.

Vous saisissez le maudit portable, invention du diable entre toute, qui vous gâche un sommeil justement acquis.

Et là vous lisez juste un prénom.

La rage tombe d'un coup d'un seul,il ne reste plus qu'un immense bonheur qui monte, qui monte......un ami est de retour après de longues années de silence..

Comme quoi il ne faut jamais désespérer, quand le lien est solide et vrai pour de bon, l'ami reste un ami.

Cela me donne des ailes pour l'avenir et dans un grand élan d'optimisme me laisse à penser que certaines choses qui semblent grave sur le moment peuvent avec le temps s'effacer

mercredi 27 février 2008

Hier je me suis fais la peau

Comme on dit chez nous :

On est jamais mieux servie que par soit même

Voilà deux mois que je souffre des pieds, et nous savons tous combien il est important d'avoir deux pieds en bonnes états de fonctionnement.

Surtout quand vous passez la journée dessus à faire des milliers de petits pas.

Entre un œil de perdrix ( va savoir pourquoi ils ont donné un si joli nom à un truc aussi moche)d'un côté et un durillon sous la voute planterre de l'autre, que même pas je savais que l'on pouvait avoir ce genre de bidule à cette endroit.

On peut dire que j'ai été vernis, pas moyen de supporter une paire de chaussure, le seule bonheur de la journée rentrer à la maison et enlever les godasses pour qu'enfin je me sente soulager.

Pas bien longtemps à vrai dire puisque très vite mes petits pieds d'amour souffraient du froid.

Pas besoin de vous faire un dessin si je vous affirme que mes jolis escarpins sont restés au placard pour les fêtes, mes pieds quand ils les ont vus se sont mis à hurler de désespoir rien qu'en imaginant la douleurs future.

Je souffre donc le martyre et encore le mot est faible depuis la mi décembre, tout cela avec le sourire, après tout ce sont mes pieds et à chacun son bagne.

J'ai bien imaginé un rendez vous chez monsieur podologue, mais rien que de penser au mal qu'il allait me faire j'ai laissé tomber l'idée et j'ai pris en main mes pieds.

Ben oui aux grands maux, les grandes solutions maison.

Voilà donc environ deux mois que je les fais mijoter un soir sur deux dans de l'eau salée, que je les frotte, que je les gratte et que je les enduis d'une crème grasse à souhait.

Mon œil de perdrix c'est envolé il y a un mois, et hier j'ai eu la peau de mon durillon grosse comme une pièce de 1 ct..

Ce matin c'est le pied léger et l'âme sereine que je suis partie au boulot, appréciant chaque pas sans douleur comme une jeune fille devant sa première robe de bal.

mardi 19 février 2008

Dilemme

pile - face

Blanc - noir

Partir - rester

Avenir - Passé

Corps à corps - corps seul

plein - vide

humour - tristesse

Vie - mort

Aimer - haïre

Positif - négatif

Quel choix faire.......quand on a qu'une vie.......

mardi 29 janvier 2008

Après nous

En ce moment je jette tout ce qui me semble inutile dans ma maison.

Une fois la chose mise en sac, impitoyable il va à la poubelle.

Le décès de ma petite souris m'a plus atteinte que je ne le pensai.

Son décès, non, j'avais envie qu'elle finisse de souffrir, même si elle me manque.

Ce qui me trouble le plus, qui me remue jusqu'au fond des tripes, c'est l'après.

Nous sommes en train de vider sa maison, vider au sens large du terme.

Ma petite souris a accumulé tout au long de sa vie un tas de petites choses :

  • Des dessins de sa fille poubelle
  • Des cartes postales reçus poubelle
  • Des petits meubles poubelle
  • Du linge de maison la plus grande partie poubelle
  • Des bijoux de pacotille poubelle
  • La vaisselle en partie poubelle
  • Electroménager poubelle
  • poubelle, poubelle, poubelle.

On garde un tas de petites choses, souvenirs d'un moment de bonheur, on accumule en pensant: tien cela pourrait bien servir.

On astique pour que les rayons du soleil viennent se refléter dedans.

Pourquoi faire, dans un grand carton on jettera votre vie et poubelle.

D'un trait d'un seul une existence est supprimé.

Je vous vois venir, le matériel n'a pas d'importance, c'est dans le cœur que vit celui qui s'en est allé, je suis d'accord avec vous.

N'empêche, elle si méticuleuse, si désireuse de voir sa maison brillant de tous ses feux, a du ce retourner dans ses cendres en voyant la horde de sauvages envahir sa demeure.

Alors je jette et je donne de mon vivant.

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