Lilou la teigne

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dimanche 23 mars 2008

Psaume 151-Léo Ferré

je suis retombée sur des textes de Léo oublié au tréfond de ma mémoire.
J'avais oublié combien il pouvait me toucher.
Celui-ci en particulier et merci à sorcière conteuse pour m'avoir transmis le texte correct.

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jeudi 20 mars 2008

Non au désengagement de l’Etat en matière culturelle

Témoignage de la Cie Création Ephémère
Vous êtes artistes, responsables de structures, de projets culturels ou tout simplement attachés à la richesse et diversité culturelle de notre pays, vous n’avez pu passer à côté de nombreux témoignages, ces derniers mois, sur les difficultés rencontrées, régions par régions, par la plupart des acteurs culturels qui ont débuté l’année 2008 avec une grande incertitude quant à leur financement.
Cette incertitude prend désormais corps, et, force est de constater qu’il s’agit purement et simplement d’un désengagement de l’Etat en matière culturelle.
L’Etat a décidé de réduire le budget qu'il consacre à la culture notamment en direction des publics spécifiques (actions culturelles dans les quartiers, les prisons, les hôpitaux, en milieu rural…) mais également de la création contemporaine et du spectacle vivant.
Les plus touchées par ce désengagement de l'Etat sont les associations artistiques et culturelles, compagnies, salles de spectacles qui constituent le creuset de la création et de l'innovation.
Nous, compagnie Création Ephémère, souhaitons ici apporter notre témoignage et faire part de notre indignation quant à notre situation, qui s’inscrit dans cette conjoncture et prend des allures dramatiques.
Depuis 1991, la compagnie travaille de façon professionnelle avec des comédiens «différents », handicapés mentaux.
Depuis cette date, il y a eu une reconnaissance croissante de la part de l’Etat qui s’est manifestée par une aide en 1991 de 25 000 F (3812 €) pour s’accroître régulièrement et atteindre 40 000 € en 2006.
Cette aide nous a permis de structurer et d’approfondir notre action.
En 2002, la DRAC Midi-Pyrénées vote une subvention de 15 250 € pour l’aide à la production de « Zoll » de Michel Genniaux. En 2005, une aide de 17000 € nous est accordée pour la production de « L’Enfant sans Nom » d’Eugène Durif. Il nous semble donc avéré que notre projet artistique avait une réelle reconnaissance de la part de l’Etat jusqu’en 2006 . Et c’est la chute, jusqu’à la rupture totale du soutien de l’Etat envers notre action. 2007 est une année noire. Plus aucune aide pour fonctionner ni pour la formation des comédiens différents.
2008 sera donc l’année qui verra la fin de notre travail, mis en péril par l’arrêt brutal et incompréhensible de l’aide de l’Etat : aucune aide ne nous sera attribuée pour la création du prochain spectacle, « Une Antigone », sur une écriture d’Eugène Durif. L’incompréhension est totale puisque cette aide croissante de l’Etat s’est accompagnée d’une réelle reconnaissance artistique de notre travail atypique et d’un développement constant de nos activités de création et de tournées : « Zoll » ou « L’enfant sans nom » ont été joués en Allemagne, Suisse, Belgique ou Autriche, sur des Scènes Nationales et conventionnées.
Autant de programmateurs qui nous ont renouvelé leur confiance par la suite.
Ce n’est pas avec quelques mots ici, dans cette lettre, que nous allons pouvoir décrire notre mort mais c’est pourtant ce qui va arriver : nous ne pouvons plus travailler et vivons un drame humain qui se manifeste par l’arrêt de nos projets et des licenciements futurs.
En faisant reposer les baisses de crédits sur les structures qui sont parmi les plus fragiles du champ culturel - des milliers d'équipes qui font pourtant le dynamisme artistique de notre pays - l'Etat démantèle peu à peu le maillage artistique et culturel français, balaie d’un revers de la main l'action culturelle de proximité et renvoie les populations à l'offre unique des industries du divertissement.
Face à cette situation, vous pouvez nous soutenir d’une part en diffusant largement cette lettre ou bien en écrivant à la DRAC Midi-Pyrénées : Monsieur Paillarse Directeur des Affaires Culturelles de Midi-Pyrénées : anne-christine.micheu@culture.gouv.fr Plus d’informations sur la compagnie Création Ephémère et son projet artistique :www.cie-creation-ephemere.fr
Très cordialement, La Cie Création EphémèreLa Fabrick // 9, rue de la Saunerie // 12100 MillauT – 05 65 61 08 96 // cie.ephemere@wanadoo.fr

dimanche 16 mars 2008

Nous nous sommes séparées

Vendredi à 11 heures, notre belle histoire a pris fin sans larme, sans cri, sans parole blessante.

Je l'ai déposé sur le parking, j'ai regardé le paysage instant, et je me suis souvenue de tous les moments merveilleux que nous avions passés ensemble.

Quelques flashs : Notre montée à Paris, les routes de montagnes,la panne d'essence mémorable au milieu de nul part, nos rires.

Bien sûre nous avons traversé aussi de rudes moments et je préfère les oubliés.

J'ai toujours aimé me souvenir que des bons moments, je pense déjà à ma vieillesse et à toutes les jolies histoires que je conterai à mes petits enfants.

J'imagine déjà celle-ci :

Assise dans un fauteuil bien confortable, face à un feu de cheminée, les petits à mes pieds, allongés sur une peau d'ours blanc moelleuse, m'écoutant les yeux brillants de larmes.

Je me souviens, c'est leur histoire préfère, celle du temps ou leur mamie n'avait peur de rien, elle était une femme énergique qui savait prendre des décisions justes, même si son cœur lui pleurait l'absente.

Et à leur tour ils raconteront l'histoire à leurs enfants :

Celle du jour ou leur mamie n'hésita pas à changer sa vieille 205, âgée de 19ans et 400 000 km au compteur pour une flambante ford fiesta diesel avec juste 200000 km au compteur.

Elle est pas belle la vie

vendredi 7 mars 2008

L'un part , l'autre reviens

La vie est chaque jour surprenante, au moment ou l'on se pose des questions sur l'amitié, son sens pour vous et pour les autres, la place qu'elle occupe dans votre vie, les blessures qu'elle vous inflige à votre corps défendant, vous recevez un appel qui remet tout en question.

Un sms pour être plus exacte, un simple petit sms comptant quatre petits mots :

tu me manques bisous

A pas loin de minuit, et en vérifiant le n°, vous vous rendez compte qu'il y a sûrement erreur sur la personne, vous pensez à la douce qui n'aura jamais ce doux message, comme vous êtes dans un bon jour vous y répondez en signalant l'erreur.

Heureuse du petit service rendu vous éteignez la lumière prête à rejoindre Morphée la douce.

La sonnerie sms retentit à nouveau, dans votre petite tête embrumée de sommeil vous pensez :

Et merde va pas me lâcher ce con, je vais lui claquer la gueule.

Vous saisissez le maudit portable, invention du diable entre toute, qui vous gâche un sommeil justement acquis.

Et là vous lisez juste un prénom.

La rage tombe d'un coup d'un seul,il ne reste plus qu'un immense bonheur qui monte, qui monte......un ami est de retour après de longues années de silence..

Comme quoi il ne faut jamais désespérer, quand le lien est solide et vrai pour de bon, l'ami reste un ami.

Cela me donne des ailes pour l'avenir et dans un grand élan d'optimisme me laisse à penser que certaines choses qui semblent grave sur le moment peuvent avec le temps s'effacer

jeudi 28 février 2008

les vérités d'hier....ne sont pas celles d'aujourd'hui

En clair, il y a des mots que l'on jette parfois sur une feuille, ils sont la vérité du moment que l'on vit.

4.000 ans plus tard ces moments que vous pensiez vrais, vous les avez oubliés.

Ils ne correspondent plus et les choix que vous devez faire vous obligent à les sacrifier sur "l'hôtel" l'autel de l'amour.

Il y a 4.000 ans j'ai rencontré une personne, nous avons pris du temps à nous connaître, à nous renconnaître, à nous faire confiance, à nous respecter.

Une amitié est née doucement comme une fleur qui s'épanouit au doux soleil du printemps.

Nous pouvions parler de tout sans tabou, il m'a fait un très beau cadeau, il m'a offert ses mots :

N’oublie pas que je suis un fidèle, malgré les apparences… Je mets du temps à accorder ma confiance, mais ensuite, c’est quasi définitif. En général, quand j’aime quelqu’un, c’est pour la vie.

A l'époque je n'ai pas pris garde au quasi qui aujourd'hui a son importance.

La douleur ne viens pas de la trahison que je ressens, je sais qu'il a ses raisons et pas des moindres, on ne succombe pas aux succubes sans y laisser des plumes .

La douleur vient du mal qu'il s'inflige et qu'il inflige à ceux qu'ils l'aiment vraiment.

Je pense à sa solitude, je pense à tout ce qu'il s'oblige à abandonner, je pense à sa détresse.

Adieu l'ami je t'aimait bien, ma porte te reste ouverte, sans rancune.

mercredi 27 février 2008

Hier je me suis fais la peau

Comme on dit chez nous :

On est jamais mieux servie que par soit même

Voilà deux mois que je souffre des pieds, et nous savons tous combien il est important d'avoir deux pieds en bonnes états de fonctionnement.

Surtout quand vous passez la journée dessus à faire des milliers de petits pas.

Entre un œil de perdrix ( va savoir pourquoi ils ont donné un si joli nom à un truc aussi moche)d'un côté et un durillon sous la voute planterre de l'autre, que même pas je savais que l'on pouvait avoir ce genre de bidule à cette endroit.

On peut dire que j'ai été vernis, pas moyen de supporter une paire de chaussure, le seule bonheur de la journée rentrer à la maison et enlever les godasses pour qu'enfin je me sente soulager.

Pas bien longtemps à vrai dire puisque très vite mes petits pieds d'amour souffraient du froid.

Pas besoin de vous faire un dessin si je vous affirme que mes jolis escarpins sont restés au placard pour les fêtes, mes pieds quand ils les ont vus se sont mis à hurler de désespoir rien qu'en imaginant la douleurs future.

Je souffre donc le martyre et encore le mot est faible depuis la mi décembre, tout cela avec le sourire, après tout ce sont mes pieds et à chacun son bagne.

J'ai bien imaginé un rendez vous chez monsieur podologue, mais rien que de penser au mal qu'il allait me faire j'ai laissé tomber l'idée et j'ai pris en main mes pieds.

Ben oui aux grands maux, les grandes solutions maison.

Voilà donc environ deux mois que je les fais mijoter un soir sur deux dans de l'eau salée, que je les frotte, que je les gratte et que je les enduis d'une crème grasse à souhait.

Mon œil de perdrix c'est envolé il y a un mois, et hier j'ai eu la peau de mon durillon grosse comme une pièce de 1 ct..

Ce matin c'est le pied léger et l'âme sereine que je suis partie au boulot, appréciant chaque pas sans douleur comme une jeune fille devant sa première robe de bal.

mardi 19 février 2008

Dilemme

pile - face

Blanc - noir

Partir - rester

Avenir - Passé

Corps à corps - corps seul

plein - vide

humour - tristesse

Vie - mort

Aimer - haïre

Positif - négatif

Quel choix faire.......quand on a qu'une vie.......

jeudi 14 février 2008

L'homme que j'aime

L'homme que j'aime, n'a rien du super héros,
A mes yeux il est le plus fort, le plus brillant.
Il sait me faire rire, abattre d'un regard mes colères naissantes.
A ce jour aucun homme n'avait su faire ce tour de magie avec moi.
Il ne me couvre pas de diamant, ni de grand je t'aime.
Son regard et ses gestes sont plus éloquents.
Il sait être à mes cotés, me prendre la main, me couvrir de baisers.
Il connait mes codes secrets comme je pense connaître les siens.
Il me dit souvent à demain,.... et arrive après demain.
D'un rien il sait faire battre mon cœur
Il est bourré de qualités et a tout plein de défauts

C'est surement pour tout cela et plus encore qu'il est l'homme que j'aime.



ombre



Quand je m'endors contre ton corps
Alors je n'ai plus de doute
L'amour existe encore

Toutes mes années de déroute
Toutes, je les donnerais toutes
Pour m'ancrer à ton port

mercredi 30 janvier 2008

La maison sera vendue

Son urne est posée sur la table de chevet
Dans la chambre il n'y a plus qu'elle
Les pièces sont vides

Elle qui a toujours aimée la chaleur
Elle est seule dans sa maison froide
Seule comme elle l'a toujours été
Elle est là dans son urne

Il y a longtemps, elle a aimé, elle a été aimé
Cela a duré si peu
Juste le temps a son ventre de donner la vie
Vie de mère qui efface la femme Vie de labeur qui s'achève dans la douleur

Elle aimait les roses, le chocolat, le cidre bio, les petites crevettes et les tourteaux
Elle aimait sa maison rutilante, le soleil et des mains bien sèches

Son urne est posée sur la table de chevet
Dans la chambre il n'y a plus qu'elle
Les pièces sont vides
La maison sera vendue

mardi 29 janvier 2008

Après nous

En ce moment je jette tout ce qui me semble inutile dans ma maison.

Une fois la chose mise en sac, impitoyable il va à la poubelle.

Le décès de ma petite souris m'a plus atteinte que je ne le pensai.

Son décès, non, j'avais envie qu'elle finisse de souffrir, même si elle me manque.

Ce qui me trouble le plus, qui me remue jusqu'au fond des tripes, c'est l'après.

Nous sommes en train de vider sa maison, vider au sens large du terme.

Ma petite souris a accumulé tout au long de sa vie un tas de petites choses :

  • Des dessins de sa fille poubelle
  • Des cartes postales reçus poubelle
  • Des petits meubles poubelle
  • Du linge de maison la plus grande partie poubelle
  • Des bijoux de pacotille poubelle
  • La vaisselle en partie poubelle
  • Electroménager poubelle
  • poubelle, poubelle, poubelle.

On garde un tas de petites choses, souvenirs d'un moment de bonheur, on accumule en pensant: tien cela pourrait bien servir.

On astique pour que les rayons du soleil viennent se refléter dedans.

Pourquoi faire, dans un grand carton on jettera votre vie et poubelle.

D'un trait d'un seul une existence est supprimé.

Je vous vois venir, le matériel n'a pas d'importance, c'est dans le cœur que vit celui qui s'en est allé, je suis d'accord avec vous.

N'empêche, elle si méticuleuse, si désireuse de voir sa maison brillant de tous ses feux, a du ce retourner dans ses cendres en voyant la horde de sauvages envahir sa demeure.

Alors je jette et je donne de mon vivant.

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