7 juin 1957, une femme donnait le jour à la femme que je suis devenue, 6 mois plus tard un homme me redonnait la vie.

Cet homme qui me réchauffa contre lui toute une nuit pour m’éviter de mourir est mon Père.

Cette femme est ma Mère.

Qu’elle merveilleux cadeaux d’amour ils venaient de me faire.

S’il m’avait été donné le choix, c’est eux que j’aurais choisit.

Ils sont ce que tout enfant désir, ils ont su nous aimer, nous donner le meilleur d’eux même.

Souvent nous n’avons pas été d’accord, mais nous ne nous en sommes jamais tenus rigueur.

Ils sont présents dans ma douleur, comme dans ma joie, et même s’ils ne comprennent pas ma manière de vivre, ils l’acceptent.

Il y a un lien entre eux et moi que rien ne peux briser, je n’ai jamais pu les savoir loin pour longtemps et j’ai refusé des opportunités pour rester près d’eux..

J’aime me faire câliner par ma mère comme aux temps de mon enfance, je retrouve son odeur de maman.
J’aime les discussions que nous avons comme deux femmes qui se comprennent, qui savent de quoi elles parlent.

J’aime aussi nos disputes quand je lui crie :

  • Non je ne suis plus une enfant, je suis une femme,
  • Non je me refuse à ceci ou cela,
  • Non je ne suis pas d’accord,
  • Non tu ne me feras plus culpabiliser

Car les réconciliations n’en sont que plus émouvantes.

Mon père est différent c’est un homme d’un autre temps, pas très câlin, qui n’ose pas exprimer ses sentiments, qui est parfois brutal dans ses mots pour cacher sa sensibilité.

Ce n’est pas un monsieur bizouille, Il est là présent toujours prêt à nous sortir des ennuis dans lesquelles nous nous sommes fourrées.

J’aime le jeu instauré depuis ma plus tendre enfance où je me blottis dans ses bras en lui disant que j’aime sa spontanéité, j’aime sa manière pudique de me virer.

Tout n’a pas été rose, il y a eu les moments difficiles, les moments de rejet, mais le temps est notre meilleur atout.

A 20 ans je ne supportais pas la ressemblance d’avec ma mère, aujourd’hui j’en suis fière.

Nous savons que nous sommes là présent pour le cas où, et si parfois cela me semble une bien lourde charge, je suis heureuse de penser qu’ils savent pouvoir compter sur moi.

Parfois je pense à un demain où ils ne seront plus, je sens mes yeux se brouiller, et bien vite je chasse cette idée de ma tête.

Ce temps là arrivera toujours assez tôt, alors autant profiter de leur présence, ramasser dans mon cœur chaque miette de mes souvenirs, de mon présent et de mon futur avec eux.

En ce jour je les remercie de m’avoir donné le jour, c’est eux que je fête, car sans eux je ne serais pas.

Maman papa, je vous aime

Merci de tout ce que vous avez fait