Lilou la teigne

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jeudi 9 février 2012

Néant

Il y a des soirs comme cela ou on ferait mieux de se pendre.

Tout serait si simple et rapide.

vendredi 27 janvier 2012

Romantisme

Date : hier soir, à l'heure ou les paupières se ferment
Lieu: la chambre
Lieu précis : le lit des amoureux
Tenues : pour lui la tenue d'Adam, pour elle tout simplement n°5 de Channel.


Elle : hum j'aime bien mon odeur, sens tu verras......
Lui : (en la reniflant et en lui faisant des petits bisous) tu sens.....l'oignon et l’aïl
Elle : (mi-figue, mi raisin)tu plaisantes, sens mieux
Lui : (en la reniflant et en lui faisant des petits bisous) ben quoi ça sent bon l'aïl et l'oignon.


Le rideau tombe sur le rire complice du couple

jeudi 19 janvier 2012

B comme....

Bonheur, boulet, bien-être, béatitude....

Les jours se suivent et heureusement ne se ressemblent pas.

Ce matin après le rendez vous chez le Kiné pour maman et la confirmation qu'elle allait mieux, j'ai senti comme un poids s'envoler.

Légère comme une bulle de champagne, la voir enfin avoir envie de faire, marcher sans appui ou presque, faire ses courses, et surtout rire de tout et de rien comme deux gamines.

C'est fou comme l'état de santé d'une personne qui m'est si proche joue sur mon moral.

Je sais qu'un jour elle s'envolera rejoindre les absents, qu'elle sera à son tour l'absente, je le sais, et comme disent ses médecins vu son âge.

Je ne me voile pas la face en niant une chose inéluctable, la mort fait partie de notre vie.

Ce que j'ai du mal à envisager c'est l'après sans elle...et pourtant il faudra bien faire sans.

Oui aujourd'hui est un jour où je trouve que je suis une femme bien dans ma peau, heureuse de ma vie auprès de mon P.C., heureuse que mon A.P. grandisse si bien et que notre lien soit si fort, si apaisé, oui heureuse de la femme qu'elle devient.

J'aime ses journées ciel bleu, c'est reposant.

Il en faut si peu finalement pour ce rendre compte de la chance que nous avons d'être vivant.

mardi 13 décembre 2011

13...

Mauvais jour et rien à voir avec la superstition.
Ce matin j'ai rendez vous avec le Boucher du Mékong, j'aurai préféré avoir rendez-vous avec mon banquier, mais là c'est le dentiste et j'ai la trouille.
Il va m'ouvrir la mâchoire en deux pour y poser un implant.
Pour la petite histoire, en février Il avait déjà fait de même, deux d'un coup, oui monsieur dame deux comme je vous le dis, 5 mois plus tard tout va bien, 6 mois plus tard fin des travaux.
Et patatras voila t'y pas qu'un ce met à danser la javas.
Je vous fait pas un dessin, Il m'a ôté dans la douleur et le sang le petit drôle et aujourd'hui rebelote.
Mon boucher est sympa, il me chante de grands airs d'opéra, me raconte des blagues et surtout il n'écoute pas toutes les insultes que je profère à son encontre bouche grande ouverte.
Depuis hier, je me dis que je vais mourir dans l'indifférence générale, dégoulinante de sang, le P.C. se marre, les sangliers aussi.
Et moi j'ai la trouille non sincèrement, j'apprécie le Boucher mais pas quand il m'opère dans son atelier.

Qui sait ceci est peut-être mon dernier billet.

Remarquez, j'avais le choix : Implant ou dentier dans le verre à dent, le soir au coin de la cheminée, effet garantie et d'un glamour à toute épreuve.

Adieu donc.....finalement cela va peut-être régler mon problème du 24/25.

vendredi 9 décembre 2011

Finalement

Je sais je me répète......je n'aime pas Noël finalement, je n'aime pas le mois de décembre non plus, je n'aime pas tout ce qui va avec.

Sauf le foi gras et les huitres sans modération.

Cette année sera pire encore....mise à part le cadeau traditionnel que je fais à mes sœurs et à ma mère, pour les autres non seulement j'ai pas d'idée mais en plus quand je vois les prix, cela me déprime encore plus.

En tout cinq petits loulou de 2mois à 12 ans seront là (les absents ayant toujours tort , par principe j'essaie de gâter que les présents), quatre branchés à fond dans les technologies nouvelles et pour moi offrir un jeu vidéo à la con ne me convient pas du tout, mais pas du tout de chez du tout.

J'ai beau me creuser la cervelle rien n'en sort, les livres laisses tomber, ILS NE LISENT PAS, les jeux éducatifs, ILS EN VEULENT PAS, j'avais bien pensé leur offrir un spectacle mais lequel pourrait convenir à tous puisqu'ils ont pas le même âge, et puis je n'imagine même pas le petit de deux mois traîné à un spectacle, non franchement ça fait pas sérieux du tout cette histoire.

Il me reste une solution extrême, la seule que j'envisage sans honte : tomber gravement malade entre le 24 midi et le 25 treize heure et zou le tour est joué.

Remarquez il y en a une seconde partir loin très loin, devenir en chemin amnésique, perdre mon passeport et ma pièce d'identité sans oublié mes petites dessous et zou aucun moyen d'être identifiée.

Oui mais bon faut pas rêver j'y serai avec ou sans paquet.

Fichu père Noël, si je l'attrape celui là, je vais lui faire passer un sale quart d'heure et lui enlever l'envie de revenir chaque année.

Non mais c'est vrai quoi, une fois tout les trois ans ce serai pas mal non, on aurait du temps pour réfléchir et trouver l'idée géniale.

mercredi 24 août 2011

Partir

Il m'arrive parfois d'avoir l'envie irrésistible de partir loin, très, très loin.

Sac à dos, moto, avion, partir en laissant tout derrière moi.

Sans un regard, sans un papier, disparaitre comme cela d'un claquement de doigt, m’évanouir en quelque sorte dans la nature.

M'échapper des contraintes, des obligations, des discussions de pluies et de beaux temps qui ne mènent à rien, sinon tourner en rond.

J'ai longtemps cru que cette envie était liée à mon propre malaise d'être, cette envie incroyable d'être aimée à tout prix, mon sentiment de rejet d' une société de plus en plus égoïste et tournée exclusivement vers son nombril.

Et ben non, en ce moment je suis pas si mal que cela dans ma tête, dans mon corps, dans ma vie, j'aime et je suis aimée (enfin je le pense).

Qu'est ce qui ne tourne pas rond dans ma caboche de teigne..?

Allez savoir, l'être humain est si complexe que parfois il est sage de ne point se poser de questions et surtout de ne pas attendre d'improbable réponses.

Je suis comme je suis et n'y peux rien changer (trop tard vu mon grand âge canonique).

N'empêche j'ai très, très envie de partir loin, très loin.

lundi 9 mai 2011

Rouge

Les coquelicots....
Le vin....
Le sang...
La vie...
Elle m'a dit : le noir c'est triste comme la mort
C'était hier, avant hier qu'importe....elle n'aimait pas le noir.
En plaisantant un jour elle m'a dit : Le jour de mes obsèques, j'ai envie de couleur, de rire, de champagne...la fête quoi
A midi j'ai pris une douche, je me suis habillée de rouge, j'ai peint ma figure, enfilé mes talons...ceux qui me font une belle jambe.....
Nous avons mangé et j'ai bu un verre de vin à sa santé sans rien dire à personne.
J'ai mis dans mon sac la trinitrine et les mouchoirs en papiers.
Nous avions rendez-vous.
Ensemble nous avons remonté l'allée des mausolées, maman à mon bras....papa pas trop loin avec ceux qui l'accompagnaient vêtus de couleurs tristes de la mort.
Jusqu'au bout j'ai eu envie de croire qu'une fois encore elle nous avait fait une blague....non....elle n'est pas venue...enfin si d'une certaine façon.....
La réalité toute crue...

Hep toi j'ai pas oublié ma promesse...je vais revenir une coupe à la main.....et je te parlerai d'un temps qui ne sera plus que dans ma mémoire et mon cœur.
Je t'aime fort et tu nous manques

vendredi 29 avril 2011

Il faut juste traverser 4 siècles mais effectivement rien n'a changé dans ce monde

Extrait d'une conversation entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV

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jeudi 13 janvier 2011

Madame la faucheuse

Il y a longtemps on m'a dit: Te fais pas d'illusion, ton premier cri de vie est le premier pas vers ta mort.
La mort compagne de nos jours, de nos nuits.
La mort dans un éclat de rire, dans une douce étreinte pour les plus chanceux, pour d'autres une descente en enfer dans la souffrance.
Le plus terrible dans la mort, n'est pas sa mort mais celle de ceux que l'on aime.
A-t-on assez dit : je t'aime, lui a-t-on assez prouvé.

Question : quand meurt-on vraiment??

Quand nos yeux se ferment à tout jamais, que notre corps dérive vers un ailleurs inconnue, quand soudain le monde qui nous entoure se fait pluie d'étoiles.
Ou bien meurt-on vraiment quand l'oublie s'installe dans le cœur de ceux qui nous ont aimé.

J'en envie de penser que la mort définitive de ceux que l'on aime se fait quand on ne parle plus d'eux.

Ils ont laissé en moi une petite part d'eux que je conserve dans l'écrin de mon cœur comme un joyau inestimable.

Après le temps de la douleur viendra celui du souvenir, des rires et fous- rires que nous avons eu ensemble.

Et a ceux qui sont vivants je vous aime, bien ou mal mais je vous aime à ma manière, comme je peux.

Vivre, vivre le mieux possible, faire tomber de nos cœurs la haine, la jalousie, respirer, jouir de chaque instant comme si il était le dernier.
Admirer le bleu du ciel, la couleur des fleurs, serrer ceux que l'on aime contre son cœur, leur prouver.
Peindre la laideur aux couleurs de l'arc en ciel, s'aimer enfin pour mieux aimer les autres.
Marcher sur sa route sans la peur aux tripes mais avec l'espoir d'un demain meilleur, tendre la main chaque fois que nécessaire

La vie est belle quand on sait écouter ses vibrations,

dimanche 19 septembre 2010

C'est parti

La date approche entre excitation d'un autre ailleurs plus spacieux, plus confortable, plus beau, et une certaine nostalgie de quitter ce qui a été pour moi mon port d'attache depuis 13 ans.

J'abandonne ce qui a été notre nid à ma princesse et moi , et cela me laisse une impression bizarre, un peu de stress de me lâcher des deux mains, de me séparer d'objets qui ont fait partie de ce que j'étais. Une page se tourne
Je n'ai pas la crainte de ce que je vais vivre, je connais les personnes avec qui nous allons partager la maison et je pense (on ne peut être jamais sûre rien) que tout ira bien.
C'est plutôt le sentiment que je ne vais plus porter seule ma vie et je me sens démunie, je ne sais pas comment je peux réagir et c'est finalement cela qui me fait peur.
Il y a en plus toutes les questions que je me pose : est ce que ceci, est ce que cela et patati et patata....et j'en passe et des meilleurs.

D'un autre côté je réalise un très vieux rêve: vivre à plusieurs dans une grande maison. Créer un lieu d'échange et de rencontre, un espace de convivialité.

Alors qu'ici dans cette appartement je n'ai plus le goût de recevoir du monde, trop exigu , pas la possibilité d'héberger du monde, trop bruyant aussi.

Finalement partie c'est laisser un peu de soit même si l'ailleurs est meilleur, je me rend compte que je suis comme une petite fille à qui on offre un merveilleux cadeau qu'elle n'a pas mérité. (blonditude quand tu nous tiens).

Est-elle belle la vie???

Je dirai OUI

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