Elles sont Portugaises, Marocaines, Africaines, quelques fois françaises nous les croisons au détour d'un escalier.

Elles se lèvent à l'aube pour faire des kilomètres de cage d'escalier, pour éviter de déranger les habitants dans leurs allées et venues.

Qui les voit grimper dans les immeubles avec leur seau de 15 litres plein à bout de bras, leur balai et leur serpillère.

qui voit leur visage fatiguée, leur dos vouté, vieille avant l'âge.

Elles sont les garantes de la propreté.

Ménages chronométrés, produits aux comptes gouttes (qui sent bon de préférence pour une sensation de propre), un seau d'eau pour tant d'escalier.

A longueur de journée elles nettoient notre merde, enlèvent papiers, mégots, urine de bestiole, crottes de chiens et j'en passe.

Elles sont payées une misère, bien souvent sans papiers donc plus facile à contrôler, peu voir pas de connaissance sur les droits du travail.

Elles sont les esclaves modernes, celles que l'on ne voit jamais.

Si un jour vous en croisez une, n'oubliez pas : un bonjour, un merci.

C'est pas grand chose mais cela leur permet d'oublier qu'elles sont si souvent invisibles.

Commentaires

1. Le mercredi 16 juillet 2008, 22:24 par berlioz

Même si elles sont payées et qu'il fort possible qu'elles aient leur papiers, j'ai bien l'impression que je suis un des très rare à les saluer dans mon entreprise. Pourtant, quand je vois l'état dans lequel certains (car ce sont des hommes) osent laisser les sanitaires et l'état dans lequel elles nous les rendent, il faudrait que tout le monde s'y mette pour leur rendre ne serait ce que justice.

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