dimanche 25 août 2013

ces petites choses qui m'agacent

Je ne sais pas si c'est dû à l'âge mais il y a des petites choses qui m'agacent fortement.
petits exemples entre autre :

  • Ceux qui ont la mémoire courte: qui ont profité du système et le reprochent aux autres
  • Ceux qui se plaignent de tout et surtout de rien.
  • Les racistes de tout poils, les homophobes, les sectaires, les religieux intégristes de toutes les religions.
  • Ceux qui s'inventent un passé qui n'a existé que dans leur imaginaire.
  • Ceux qui pensent qu'hier sera toujours mieux que demain.
  • Mon manque d'énergie.
  • Ceux qui se complaisent dans leur malheur, leur deuil sans penser aux vivants qui les entourent.
  • La cendre sur le clavier.
  • Une maison sale.
  • Les politichiens qui s'engraissent à nos dépends et qui ne sont jamais inquiétés par la justice.

Ça c'est fait

jeudi 15 août 2013

Rencontre

Une toute petite journée, mais bien agréable.
Ils ont bravé les bouchons de la côtes d'azur.
Sur les quatre nous en connaissions deux Mr Noé et petit lutin coquin.
Devinez qui étaient les deux autres demoiselles....?
Entre apéro, miam, plage, nougat et papotage le temps a filé trop vite.
Nous nous sommes promis de nous revoir et là on a promis d'y aller, notre fin d'année entre les uns et autres va être une suite de voyage bien sympa je trouve.
Finalement on ne suit pas un blog pour rien, on y fait de bien belle rencontre et ceux qui pensent que ce n'est que du virtuelle ce mettent le doigt dans l’œil.
Allez hop c'est le moment de retourner jouer.

lundi 5 août 2013

Je ne sais pas

Je ne sais pas finalement qui je suis réellement.

Suis je cette fille débordante d'activité où bien est ce simplement qu'une image...?

Je ne sais pas.

Suis je une teigne....ou bien simplement provocatrice..?

Je ne sais pas.

Suis je cette optimiste qui dit : il y a toujours un coin de ciel bleu..ou bien..?

Je ne sais pas.

parfois je ne vois que le coté sombre, parfois je me laisse aller au blanc.

je suis très réaliste, je n'ai plus beaucoup d'illusions, l'être humain est si complexe.

je ne sais plus.

Je me sens fatigué et en même temps la vie est porteuse de tant de choses positives : ma merveille, mon A.P., mon P.C., ceux que j'aime et qui m'entourent.

Une remise à plat n'est pas toujours facile, facile.

J'ai parfois le sentiment d'un bateau à la dérive, qui s'accroche et se raccroche avec ses morts et ses vivants, son envie de vivre et de mourir un peu, entre blanc et noir.

je ne sais plus où mes pas me trainent mais j'y vais, la solution finalement est certainement au bout de mes je sais pas.

lundi 29 juillet 2013

Cela trotte dans ma tête

Voila quelques temps que dans ma tête tourne en rond la mort et le rapport que j'ai avec elle.

Un peu comme tout le monde, j'ai perdu des gens, plus ou moins aimés de ma famille ou de mon cercle d'amis proches.

Il y a ceux que je porte autour du cou, ceux qui sont gravés dans mon cœur et ceux pour qui j'ai eu de la peine mais sans en être marquée.

J'ai toujours pensé qu'il fallait laisser partir les morts, oui mais voilà parfois ce n'est pas facile tant leur départ est injuste, que j'ai du mal à l'assumer, que ma colère les reteint, enfin tout un tas d'états d'âme qui fait que j'ai le sentiments qu'ils sont là jours et nuits à me coller à la peau.

Parfois dans les moments où ils me manquent le plus je me mets en colère après eux, les accusants d'abandon, je leur parle, je leur demande des explications, j'appelle cela mes colères d'enfants.

Le temps joue en ma faveur, peu à peu la douleur et l'incompréhension de la perte font place à plus de sérénité, je pense à eux de manière plus douce, aux moments heureux partagés ensemble, des situations qui me les rappellent sans douleur, ils sont morts mais sereins au chaud dans mon cœur.

Aussi étonnant que cela semble, j'ai le sentiment que l'on meure réellement le jour où plus personne ne pense à vous, où vous disparaissez de la mémoire.

Aujourd'hui, comme hier, comme demain, de façon sereine et plein d'amour je pense à vous qui êtes partis.

Et pour finir sur une note un peu plus joyeuse voilà ma merveille 4 mois depuis hier.

4 mois

Il est pas beau ce petit bout d'homme

mercredi 10 juillet 2013

Un pas après l'autre

Quand je suis tombée il a 2 mois, j'ai mis cela sur le compte de la fatigue, de toutes ces choses qui me sont arrivées depuis 2 ans.

Des bonnes avec l'arrivée de mon petit lièvre et les moins bonnes qui faute de solutions ont été enterrés, mais pas bien profond.

J'ai pris tout les mots écrits ou parlés au pied de la lettre, évidemment j'étais la seule coupable de tout, de respirer, de donner mon opinion, d'être simplement en vie.

Je remonte la pente tout doucement, la fatigue physique et mentale est moindre et puis et surtout j'ai un excellent thérapeute, certes il a pointé des trucs qui font mal, bien enfouis, des trucs qui remontent à perpète.

Je sens bien que j'ai du pain sur la planche, mais j'ai envie de le faire, pour moi, et aussi pour ceux que j'aime.

La vie est loin d'être un long fleuve tranquille, être vivant et bien dans sa peau et dans sa tête mérite bien quelques efforts.

Et puis j'ai une visite dans J-13, qui me remplit de bonheur et que j'attends avec impatience.

lundi 1 juillet 2013

chut Papa dort

C'est par ces mots que maman nous demandait le silence lors des siestes de papa.

Chut papa dort, j'avais encore tant de choses à te dire, j'avais encore tant besoin de toi.

Chut papa dort, il est parti rejoindre ses amis, j'ai envie de croire qu'il dispute une partie de basket, ou qu'il court.

J'ai appris vendredi qu'Alain Mimoun est décédé lui aussi, papa avait une grande admiration pour lui et je crois qu'ils se sont un jour croisés sur un stade.

Chut papa dort pour l'éternité, je t'aime, on t'oublie pas.

mardi 25 juin 2013

anecdote du matin

Après mon rendez vous chez le médecin je passe à la sécurité sociale pour demande un éclaircissement.

Pour une fois il n'y a personne, je prends mon numéro et j'attends, la dame derrière le guichet finalise son départ en vacances, pas grave, je me replonge dans mes pensées.

J'entends : Vous avez pris un numéro.

Je me retourne et je comprends que c'est à moi qu'elle s'adresse : Oui Madame.

Elle replonge dans sa conversation et moi dans mes pensées et j'entends un bip mon numéro vient de s'afficher.

Je m'installe au bureau avec ma carte verte :

  • Bonjour madame,
  • Je vous écoute
  • Voilà je crois que mes arrêts de travail du 30/05-au 15/06 et 16/06 au 30/06 ne vous sont pas parvenus.

Elle pianote, puis me dit :

  • Si tout est bien enregistrée
  • ah, alors comment ce fait-il que je n'ai pas reçu mes I.J.?

Elle pianote à nouveau et me répond :

  • Votre employeur ne nous les pas communiqués
  • Bien et comment je procède.

Elle, droit dans les yeux :

  • Il faut vous rapprocher de votre employeur .
  • Bien mais si par hasard mes courriers se sont égarées qu'elle est la procédure pour moi.

Elle me regardant comme si j'étais la dernière des connes (cela fait toujours plaisir surtout quand vous êtes mal) :

  • Mais enfin madame je viens de vous dire de voir avec votre employeur,moi je ne peux rien faire de plus

Je me suis levée, j'ai dit aurevoir madame, merci de vos précieux renseignements, j'étais mal, un peu perdue et elle, elle a reprit son téléphone pour parler de ces vacances.

jeudi 20 juin 2013

Elle est en moi

Elle mon double qui vit au fond de moi, tapie comme un petit animal.
Elle qui partage ma vie qui me dit stop avec ses maux.
Elle que je feins d'oublier et qui surgit de sa boite quand je refuse de l'écouter.
Elle qui révèle mes faiblesses les plus intimes
Elle qui connait si bien mes limites.
Elle qui lâche mes larmes, mes colères, mes doutes, ma tristesse.
Elle qui se retire quand elle me sens entourer des miens, en paix.
Elle qui reviens à l'assaut pour m'éviter de sombrer.
Elle est mon moi le plus vigilent, mon garde fou.
Elle est moi, je suis elle.
L'une sans l'autre ne serai pas moi

dimanche 2 juin 2013

Au café des délices

Tes souvenirs se voilent
Ça fait comme une éclipse
Une nuit plein d'étoiles
Sur le port de Tunis
Le vent de l'éventail
De ton grand-père assis
Au Café des Délices

Tes souvenirs se voilent
Tu vois passer le train
Et la blancheur des voiles
Des femmes tenant un fils
Et l'odeur du jasmin
Qu'il tenait dans ses mains
Au Café des Délices

Yalil yalil abibi yalil yalil yalil abibi yalil

Tes souvenirs se voilent
Tu la revois la fille
Le baiser qui fait mal
Au port El Kantaoui
Les premiers mots d'amour
Sur les chansons velours
Abibi Abibi

Tes souvenirs se voilent
Tu les aimais ces fruits
Les noyaux d'abricot
Pour toi, c'étaient des billes
Et les soirées de fête
Qu'on faisait dans nos têtes
Aux plages d'Hammamet

Yalil yalil abibi yalil yalil yalil abibi yalil

Tes souvenirs se voilent
À l'avant du bateau
Et ce quai qui s'éloigne
Vers un monde nouveau
Une vie qui s'arrête
Pour un jour qui commence
C'est peut-être une chance

Yalil yalil tu n'oublieras pas
Yalil yalil ces parfums d'autrefois
Yalil yalil tu n'oublieras pas
Yalil yalil même si tu t'en vas

Yalil yalil abibi yalil yalil yalil abibi yalil

Une nuit plein d'étoiles
Sur le port de Tunis
Et la blancheur des voiles
Des femmes tenant un fils
Le vent de l'éventail
De ton grand-père assis
Et l'odeur du jasmin
Qu'il tenait dans ses mains
Au Café des Délices

Ce n'était pas Tunis, c'était Oran juin 1962.....Les souvenirs pourtant sont en moi, une vie qui s'arrête, c'est peut-être une chance, c'est certainement mon premier deuil de petite fille.

vendredi 31 mai 2013

Marche ou crève

Avec une pareille idée on finit par crever, le corps d'abord et ensuite le moral.
On ne m'a pas éduqué à m'écouter et puis une jour on se rend compte de ses limites, on refuse de les voir et surtout de les entendre.
J'ai vue hier le mécanicien de la tête, je pense avoir pris la bonne décision, ce sera long. Au bout du tunnel, il y a moi qui m'attend pour renaître.

mardi 28 mai 2013

Ce soir

Malgré la pluie, magnifique couché et soleil et je suis passée sous un arc en ciel superbe.
Le moral n'est pas au beau fixe ni pour mon P.C. ni pour moi. Les bonnes nouvelles :

  • Maxence grandit bien et je le vois demain
  • J'ai rendez vous jeudi soir, il a une voix comme je les aime, c'est déjà un bon point.

La vie parfois, c'est pas facile, facile.

dimanche 26 mai 2013

A fleur de peau

dimanche 26/05/2013

Suite à un commentaire maladroit j'ai pensé fermer purement et simplement ce blog.

Voila deux ou trois jours que je réfléchis, que vous me touchez par vos commentaires ou mail.

Ce blog m'a permis de faire de belles rencontres tant virtuelles que réelles et je remercies ceux qui un jour ont déboulé dans ma maison, je me suis rendue compte qu'ils étaient conformes à l'image que je m'en étais faite d'eux.

Lire un blog n'est pas anodin surtout quand on s'aperçoit que ce qui est dit correspond à vos idées, a vos mots et maux, ce que j'aime particulièrement c'est l'écriture de certains, si belle et qui formulent si bien ma pensée.

Je suis une enfant du peuple et je n'en ai pas honte, mes parents sont des gens droits qui m'ont inculqués les valeurs de la vie, le respect, l'amour, le désir d'apprendre et la lutte pour des causes qui me semblent justes et je me souviens de longues discussions si virulentes que certains pensaient que nous étions en train de nous engueuler.

Nos origines font que nous nous aimons , nous parlons , nous pleurons , nous rions fort.

J'ai mis longtemps à m'accepter, à comprendre que l'on pouvait m'aimer et que mes pensées et mes idéaux avaient autant de valeurs que ceux des autres, ils étaient miens et donc défendables même maladroitement.

Pour reprendre Prévert : je suis ce que je suis et n'y puis rien changer

J'écris de manière spontanée, je sais que je fait des fautes d'orthographe et de grammaire et pourtant je lis des tonnes de livre.

En ce moment je me sens à un tournant de vie, je me questionne à longueur de journée, j'ai dans ma tête une liste de pourquoi et de comment si impressionnante que je ne sais plus vraiment par qu'elle bout la prendre.

Je me rends compte par exemple qu'il y a plus de 20 ans quand j'ai quitté l'animation socio-culturelle ce n'était pas sans raison, j'en avais marre d'être la bonne conscience des politiques.
Il ne sert à rien de donner du poisson si on apprend pas à le pêcher, il en est toujours de même à l'heure actuelle et peut être bien pire dû aux écarts de niveau de vie.
Comment faire comprendre à un enfant que voler c'est mal, alors que dans les plus hautes sphères on nous vole, on nous trompe sans qu'il n'y est aucune sanction à la hauteur du délit commis.
Comment faire comprendre le respect, alors qu'ils ne sont pas respectés.
Comment leur donner envie d'apprendre, de s'instruire alors qu'autour il y a le chômage, la misère.
Comment faire comprendre à un petitout qu'être portugais est une richesse, qu'il lit bien, connait un tas de définition de mots, qu'il est bon en math . Qu'il ne doit pas écouter sa maitresse qui pense elle qu'il doit redoubler sous prétexte de son origine et d'une sois disant mauvaise maitrise de notre langue.

Lundi 27/05/2013

Il y a aussi tous mes questionnements sur comment je gère mes deuils, pourquoi cette culpabilité en moi de ne pas avoir tout fait pour eux, ce manque si fort.
Entre ma raison qui me dit des mots sensés et mes pensées qui ressassent tout ce que je n'ai pas fait, qui soulève toutes mes imperfections, mes manques.
Je me débats et j'ai pris la décision de retourner voir un psy pour faire du ménage dans ma tête.
Je suis dans la terreur de lasser ceux qui m'entourent par mon manque de force tant physique que mentale, d'avoir perdu mon sens de l'humour un peu noir certes parfois et pas toujours compréhensible par les autres.
De n'être plus qu'un petit chiffon tassé dans un coin en attente d'être jeté.
Le ressort qui m'a permis de me relever, de me battre contre la faucheuse à plusieurs reprises dans mon existence semble bien fendillé, et cela me fait peur.
J'ai le sentiment de m'être un peu perdue.

inch'allah

vendredi 1 mars 2013

Je suis une bavarde invétérée

Je pourrai dire comme les enfants: m'dame c'est pas moi qui parle, on m'accuse toujours, c'est pas juste.

Non je le dirai pas, je suis issue d'une famille de bavards, nous sommes bavards de génération en génération.

Assister à un repas de famille est un vrai défit, nous avons le verbe haut des gens du nord de l'Afrique, on mène trois conversations à la fois, quand on est pas d'accord , nous donnons l'impression de nous engueuler et quand on s'aime c'est pareil.

Pour vous dire même seule, je me parle et j'arrive parfois à ne pas être d'accord avec moi-même.

Alors parfois quand sur notre route nous croisons des personnes moins volubiles, je comprends que nous devons les saouler grave et qu'elles doivent se demander comment se sauver.

Car en plus d'être bavarde je suis curieuse et quand j'apprécie une personne je ne peux m'empêcher d'avoir envie de tout connaître d'elle.

Alors à ceux et celles qui ont eu la malchance de me croiser alors que je ne dormais pas, recevez mes excuses.

Je promets pas de me taire, cela serait un trop gros mensonge mais promis juré j'essaierais de faire un effort.

Et si cela ne fonctionne pas, n'hésitez pas à me le dire, juste pour avoir le plaisir de 3 minutes (plus je ne sais pas si j'y arriverai) de silence.

samedi 29 décembre 2012

J'en suis encore toute ébaudie

Les jours se suivent et heureusement ne se ressemblent pas.

Depuis quelques années, même si pour moi l'âge n'est pas une barrière, elle l'est pour certains (et si par hasard ces certains sont sensés vous embaucher, alors pas besoin de se battre vous n'aurez pas le poste convoité)....

Il y a peu j'ai postulé pour un poste de secrétaire comptable, sans vraiment y croire, j'ai balancé mon cv par mail et puis j'ai oublié (on est blonde...ou pas...)

Moins de 10 minutes plus tard le téléphone sonnait et j'avais une nana au bout du fil qui m'expliquait que mon C.V. l'intéressée mais pas pour le poste demandé.
Pour tout vous avouer , je ne comprenais pas bien ce qu'elle me voulait et puis j'avais déjà rangé l'envoi du c.v. dans la case oubli (je suis blonde, je confirme).

Nous avons pris rendez-vous pour le lendemain, moi sans y croire vraiment.

Et bien c'était pas une blague de potache, je signe bien un contrat qui démarre le 8 janvier de l'an de grâce 2013 pour un poste d'animatrice Théâtre, je donnerai aussi un petit coup de main pour la comptabilité.

Je vais reprendre le chemin de l'école, j'en suis ravie mais je stresse aussi, cela fait si longtemps que j'avais remisé mes textes et mis au fond d'une armoire mes envies de planches.

Je retourne vers le social, puisque mon travail ce déroulera dans un milieu dit difficile.

Les chemins de la vie sont parfois bien étrange, c'est moi qui vous dit

vendredi 30 novembre 2012

Mes coléres

Je pensais qu'avec l'âge, le sang bouillonnant qui gronde parfois en moi c'était calmé, que j'avais su le maitriser.
Pauvre folle que je suis.
Au cours de la semaine qui vient de s'écouler, je me suis rendue compte qu'elles étaient toujours là, tapies en moi ne demandant qu'à jaillir tel un volcan.

Moi qui en connait les ravages, je me suis retrouvée chamboulée, déstabilisée par cette vague de violence que je sentais monter en moi, mon refuge a été le silence.

De longs silences.

Je me suis enfermée sur moi-même pour éviter les flots de mots dévastateurs, ceux qui font mal, qui détruisent et vous détruisent par la même occasion.

Je me suis sentie comme une barque en pleine tempête, ballotée par les vents mauvais et finir disloquée contre la digue, simple amas de bois inutile même pour le feu.

Il y a trois jours, lors d'un énième voyage avec le coffre rempli des diverses lampes que je ne voulais absolument pas casser, j'ai cassé La Lampe en pâte de verre cadeau de ma tante.

J'ai craqué bêtement.

Je me suis mise à pleurer, de longs sanglots pendant plus d'une heure, seule comme cela fait bien longtemps que je ne l'avais été, perdue comme une petite fille au fond des bois.

Tout ces morceaux de verre autour de moi étaient bien tentant, en finir, une bonne fois pour toute.
Lâcher sur le sol ce sang mauvais, fermer les yeux enfin, oublier et entrée dans l'oublie, me perdre dans le néant.

Et puis le téléphone a sonné, la vie tient parfois à peu de chose.

dimanche 4 novembre 2012

Nos premières fois

1996 notre 1er rencontre, 150 personnes, grosse fête, je n'ai vu que lui, j'étais censée déposer une amie et continuer ma route. J'ai posé ma valise pendant trois jours et je ne le regrette pas.

2000, notre première séparation....désespoir sans nom je suis restée anéantie pendant de longs mois.

2001 nos retrouvailles, renaissance.

2008 après 12 ans de chacun chez soi, le hasard de la vie fait que nous partageons le même toit.

2012 notre premier nid à tout les deux, notre première voiture acheté en commun.

16 ans de partage, de rire, de voyage, de tristesse, de douceur, de tendresse.

Je croise les doigts pour avoir encore autant de temps avec lui, il m'a tant donné, il m'a tant apporté, je suis si bien entre ses bras lovée que je ne m'imagine pas un seul instant ailleurs que là.

C'est bien la première fois qu'un homme arrive à me retenir, c'est bien la première fois que j'ai envie de me laisser faire.

J'ai rangé pour lui mes griffes, mes épines et ma langue bifide.

vendredi 12 octobre 2012

Mini vacances

Une fois les deux ou trois trucs à faire ce matin, nous allons enfourcher notre fougueux cheval pour 5 jours de ballade.

Cinq jours à faire autres choses que de bosser ensemble, cinq jours rien que pour lui et pour moi.

Je lui ai interdit le portable, la tablette, juste un bon livre et moi....que demande le peuple.

Cette coupure va nous faire du bien, surtout nous permettre de finir la saison moins crevés.

Toujours pas trouvé de toit pour l'instant, mais nous avons déniché une magnifique torpédo de 18 ans d'âge pour remplacer l'autre.

Aujourd'hui je suis contente et cela me fait du bien.

Malgré la pluie et les nuages sombres, le ciel semble devenir plus clément, le temps joue en ma faveur.