Théâtre, Poésies, Citations

J'en mettrai, mais si vous voulez en rajouter, n'hésitez pas à me les faire parvenir

mercredi 17 juin 2015

LA GUERRE PICROCHOLINE a bien eu lieu

THÉÂTRE BURLESQUE & MUSICAL, d’après François RABELAIS, Par la Compagnie de la Citrouille

Avons dessein de vous conter la folle et turpide guerre que Picrochole, roi de Lerné, fit soudainement au roi Grangousier son voisin, lequel se les chauffait paisiblement devant un clair feu de septembre.
Mais aussi comment il fut œuvré pour la paix.
Comment le pays de belle vigne résista et se libéra grâce à GARGANTUA.
Et comment fut construite sans mur autour l’abbaye de Thélème dont la célèbre devise était: FAIS CE QUE VOUDRAS

La drôlerie des situations, des dialogues, et le jeu clownesque se mêlent aux polyphonies du XVI ème siècle (chants sacrés, courtois ou grivois …).
Texte indémodable et vivifiant. 14 acteurs-chanteurs. On y joue, on y chante , on y danse, on y mange.

Saisissez- vous du vif saisissez-vous de vie, c’est santé

Hier soir 2 heures de pur bonheur, 10 ans que mes pieds n'avait touché une scène, que mon corps n'avait été réchauffée par les lumières, que je n'avais ressenti le trac qui donne le sentiment à 30 secondes de démarrer que l'on a tout oublié et puis le rideau tombe.
Une salle comble

DIEU QUE C'EST BON.

Le 27 juin nous rejouons j'attends ce moment avec impatience.

lundi 28 juillet 2014

Une fille trop contente

Petite explication :

1 : Une rencontre avec un vieux pote, trois mots échangés.
2 : Du temps qui passe avec juste une envie celle qu'il me recontacte.
3 : C'est fait et je suis rudement contente.

En gros il m'a demandé de participer à une pièce de théâtre : La guerre Picrocholine.
Les répétitions démarrent en septembre, mon rôle Triper en mode clown.

Cela me grattait fort de remonter sur les planches, je suis trop contente.


Si je rajoute trop, trop, trop contente et j'ai très peur, vous me croyez.......

dimanche 26 mai 2013

Chansons Chanson Cri - Georges Moustaki

Je veux que ma chanson soit comme un cri d'alarme Entre un air à la mode et un chanteur de charme Et même si je ne chante pas assez fort Qu'on veuille m'écouter trois minutes encore

Quand on entend parler des femmes que l'on viole Pour beaucoup d'entre nous ça reste des paroles On discute on s'indigne on ferme le journal Puis on finit par trouver ça presque normal

Hier j'ai rencontré une de ces victimes Pour la police c'est affaire de routine Et pour les autres ce n'est guère qu'une histoire Moi j'ai vu la détresse au fond de son regard

J'ai lavé son corps couvert de sperme et de sang L'individu était presque un adolescent Très vite il a fait ça sans amour ni plaisir Il paraît qu'il a pleuré avant de s'enfuir

Mon Dieu qu'avons-nous fait pour en arriver là Que faut-il faire pour arrêter tout cela Ma tête se révolte et mon cœur est meurtri Et j'ai eu mal pour elle et j'ai honte pour lui

Mais qui d'entre nous n'a jamais violé quelqu'un Pour ne parler que de ces petits viols mesquins Qui font partie de notre vie de tous les jours Et abreuvant de larmes notre soif d'amour

La puissance l'argent la force et le mépris L'autorité du père et celle du mari La rigueur imbécile des fauteurs de l'ordre Qui créer les enragés qu'il empêche de mordre

Car ce sont nos enfants qu'on appelle la pègre Gauchistes blousons noirs drogués et autres nègres Tous ceux qui pour survivre cherchent à rêver Ceux qui cherchent la plage au-dessous des pavés

Et si je viens chanter à la télévision Dans le cadre établi de la consommation Avec l'approbation du prince et de la cour Ne va pas croire que c'est pour faire un discours

Ce n'est pas non plus pour te convaincre ou te plaire Où chanter les idées qui sont déjà dans l'air Mais c'est pour demander un aujourd'hui meilleur En faisant simplement mon métier de chanteur

Je dis que le bateau prend l'eau de tout coté Il est temps qu'on essaye de le colmater Victime ou criminel les deux sont concernés Et s'il y a un coupable on est tous condamnés

lundi 14 septembre 2009

H......comme

Quand la haine envahis ton âme,

Quand ton coeur se sèche et noircis,

Quand de ton ventre coule le fiel,

Et qu'enfin tes jambes sous ce poids cèdent,

Comme je te plains.

Quand assis sur ton chemin qui n'est plus que ronces,

Où le ciel tend son voile obscure,

Et que l'orage gronde sur toi,

Comme je te plains, oui comme je te plains.

Il suffirait de presque rien

Pour qu'enfin tu reviennes à la lumière.

Mais la haine mauvaise conseillère,

A poser sur toi sa griffe cruelle.

vendredi 17 octobre 2008

Regard

Une porte fenêtre,
derrière un Balcon,
Au loin la ville
Au delà la mer

La nuit tombe peu à peu
La ville s'allume
Mille points brillent comme des étoiles
Au loin la mer, elle s'assombrit

De temps en temps
Une myriade de lumière
Flotte sur elle de manière irréelle
Vision magique, féerique

Moi je regarde plus loin encore
Et je vois tes yeux moqueurs
Ton sourire qui m'enchante
Ta petite cicatrice sous le menton

D'un souffle léger je t'envoies mille baisers
Je ferme les yeux un instant
Et le vent me transmet tes caresses
Que tes rêves soient aussi doux que les miens

jeudi 14 février 2008

L'homme que j'aime

L'homme que j'aime, n'a rien du super héros,
A mes yeux il est le plus fort, le plus brillant.
Il sait me faire rire, abattre d'un regard mes colères naissantes.
A ce jour aucun homme n'avait su faire ce tour de magie avec moi.
Il ne me couvre pas de diamant, ni de grand je t'aime.
Son regard et ses gestes sont plus éloquents.
Il sait être à mes cotés, me prendre la main, me couvrir de baisers.
Il connait mes codes secrets comme je pense connaître les siens.
Il me dit souvent à demain,.... et arrive après demain.
D'un rien il sait faire battre mon cœur
Il est bourré de qualités et a tout plein de défauts

C'est surement pour tout cela et plus encore qu'il est l'homme que j'aime.



ombre



Quand je m'endors contre ton corps
Alors je n'ai plus de doute
L'amour existe encore

Toutes mes années de déroute
Toutes, je les donnerais toutes
Pour m'ancrer à ton port

mercredi 30 janvier 2008

La maison sera vendue

Son urne est posée sur la table de chevet
Dans la chambre il n'y a plus qu'elle
Les pièces sont vides

Elle qui a toujours aimée la chaleur
Elle est seule dans sa maison froide
Seule comme elle l'a toujours été
Elle est là dans son urne

Il y a longtemps, elle a aimé, elle a été aimé
Cela a duré si peu
Juste le temps a son ventre de donner la vie
Vie de mère qui efface la femme Vie de labeur qui s'achève dans la douleur

Elle aimait les roses, le chocolat, le cidre bio, les petites crevettes et les tourteaux
Elle aimait sa maison rutilante, le soleil et des mains bien sèches

Son urne est posée sur la table de chevet
Dans la chambre il n'y a plus qu'elle
Les pièces sont vides
La maison sera vendue

mardi 5 juin 2007

Ce matin à l'aube

Ce matin très tôt, je me suis levée.

L'aube pointait à peine le bout de son nez .

J'ai pris dans la grange la vieille charrue, celle que nous appelons la Marguerite en souvenir de l'aïeule.

J'ai attelé la fougueuse, nom de dérision pour une jument douce comme une agnelle.

Ce matin est le 1er jour des labours.

Je vais retourner cette terre si rude et si riche comme mon père avant moi et son père avant lui.

Le travail sera long et difficile, nous engraissons la terre de notre sueur , de nos larmes ,de nos peines et de nos joies.

Viendra ensuite le temps des semailles , sur la récolte dernière deux beaux sacs de grains ont été prélevés.

Avec un geste ample je les donnerai à cette terre retourné de ma main, et j'enfouirai le grain en son ventre , comme l'enfant en sa mère .

Ensuite viendra l'attente avec la peur, trop chaud, trop pluvieux et nous aurons faim.

Avec optimisme aussi, le soir me verra à regarder les étoiles, la couleur de la lune, la densité des nuages, je humerai l'air en quête de signes favorables.

Puis quand le blé commencera à sortir de terre, je viendra m'asseoir et je le regarderai lever ,comme l'homme regarde son enfant grandir avec amour et bienveillance.

Pour l'instant je suis là à regarder l'aube pointer le bout de son nez, et je rêve encore quelques instants ce que sera demain.